Lectrice, Lecteur, Si tu lis ceci ce 21 décembre, c’est que toi et moi sommes bel-et-bien en vie, mais je suis sûre que tu n’en doutais pas!

Les Mayas n’avaient fait que calculer la fin d’un cycle sans le temps d’en faire davantage. Malheureusement pour eux, les Mayas, eux, ont vu leur fin. Leur civilisation s’est brusquement effondrée: Sécheresse? Famine? Épidémie? Hystérie religieuse? Guerres? Un mélange de tout çà? Cela reste un mystère mais dans le Nord du Yucatán, elle continua un peu plus longtemps. Assez pour que les conquistadores ne le découvrent en plus ou moins bon état. Il y a six mois, le jour du solstice d’été, j’étais aux pieds d' »El Castillo », la grande pyramide du site de Chichén Itzá… Un exemple unique de construction mêlant l’architecture, les mathématiques, l’astronomie et la religion. Presque de l’art total! Ce temple dédié à Kukulcán, le grand serpent à plumes, dieu de la pluie révéré avec ferveur dans une région où l’eau manque, est non seulement beau mais réserve bien des surprises! Coup de bol ce jour de solstice: les escaliers ont été alignés d’une telle façon que le jeu d’ombres et de lumière laisse apparaître le corps d’un serpent sur toute la longueur de la pyramide… c’est le dieu qui descendait sur terre! En se plaçant devant et en frappant dans les mains, un drôle d’écho se produit, comme le battement de l’aile du quetzal.

 

Et les échos, les Mayas aimaient çà: un peu plus loin, sur la place du jeu de balles, c’est encore plus impressionnant! Le jeu de balle était le sport préféré des mayas… A vocation sacrée, ce sport voyait le capitaine de l’équipe gagnante décapité (insigne honneur) mais comme la civilisation maya reste mystérieuse, les historiens et archéologues ne sont sûrs de rien. Et c’est sans doute pour celà que les Mayas sont si fascinants!

Malheureusement pour moi, la visite s’était faite au pas de course… pas le temps de voir « El Caracol », l’observatoire astronomique, ni de m’attarder au temple des guerriers… Restent ces photos prises à l’iPhone, 6 mois avant la fin d’un monde à laquelle les Mayas pensaient assister.