- Le Cap , Afrique du Sud -

February 2011

Le Cap Express, 6e Arrêt: Des pingouins et du surf

Dernières opportunités de voir le plus possible d’une ville qui m’est à présent familière… J’ai cette faculté étrange de trouver des repères après 2 jours. Je peux bien sûr me perdre, j’aurai certes besoin d’une carte pour des rues inconnues et j’ai un sens de l’orientation déplorable mais d’instinct, je place des petites punaises mentales sur les endroits, des maisons, des avenues, des commerces et bientôt, ils m’aident à m’approprier un lieu, à me faire sentir comme faisant un peu partie du décor.

On the way to Simon's Town - Cape Town Station

Je quitte mon havre de Bo-Kaap pour traverser tout le centre et me rendre à la Central station et prendre un train de banlieue vers Simon’s Town pour voir les oiseaux les plus célèbres de la péninsule: les manchots du Cap. Il y a certes bien une colonie à Robben island mais la plage de Simon’s Town, c’est là qu’on peut les voir de tout près!

La Gare du Cap semble flambant neuve (merci la Coupe du Monde) et est tellement propre et rutilante que je manque me casser la figure une dizaine de fois sur le pavement. C’est bien simple: tous les 20 mètres, un(e) préposé(e) au nettoyage se tient prêt(e) avec un balai! La Gare du Cap est plutôt un gare de trains de banlieues. Les trains longues distances ne sont pas nombreux en Afrique du Sud mais les alentours du Cap sont très bien déservis. Me voilà donc installée dans un RER local. Dans tous les wagons, des vendeurs de snacks, de boissons et de journaux déboulent avant que le train ne démarre. J’achète deux canards et attends que le train démarre. Je n’aurai pas le temps de les lire, je suis trop occupée à observer les autres passagers. Pendant une grosse demi-heure, le train traverse quartiers et banlieues du Cap puis tout à coup, les rails se retrouvent à côté de l’océan indien… J’ouvre la fenêtre et mes yeux tous grands. Kalk Bay, Muizenberg où les vagues sont déchaînées… Fish Hoek, on descend! En fait, les rails sont si proches de la plage que le sable a fini par les enfouir! Les travaux de réparation sont en cours et c’est en bus que l’on rejoint la gare de Simon’s Town.

Simon's Town

Simon's Town: Boulder Beach Pinguin ColonySimon’s Town est petite et tranquille. Trop tranquille! Ses maisons pastels renferment des pâtisseries, des petites boutiques, des restaurants et autres B&B… mais il n’y a presque personne. La réponse doit être dans le vent à décorner des bœufs qui souffle depuis ce matin. On ne le sentait pas en ville mais pendant les bonnes vingt minutes de marche (un bon petit kilomètre entre la gare et Boulder Beach) que cela va me prendre, mes cheveux vont voler dans tous les sens et je lutte pour ne pas m’envoler! Après une première plage, je croise la base navale qui est ancrée à Simon’s Town. Après avoir traversé le centre de la petite ville, j’aperçois un petit escalier qui mène à l’entrée de Boulder Beach.

Après m’être quelque peu perdue, je trouve enfin l’entrée du Parc. L’environnement en magnifique: sable gris perle, rochers doucement sculptés par l’eau, le sable et le vent, une eau d’un bleu vert intense… et voilà que j’aperçois mes premiers oiseaux en smoking! Les petits palmipèdes ne sont séparés de leur admirateurs que par les escaliers en bois et quelques centimètres et se laissent photographier sous tous les angles. Ces vedettes ont bien entendu l’habitude d’être mitraillés mais ils sont tout aussi incommodés que nous par vent et les projections de sable. D’ailleurs, la plupart des pingouins sont allongés ou se cachent derrière les rochers pour se protéger. Certains se risquent malgré tout dans l’eau et filent à la recherche de poissons à la vitesse de l’éclair! Régalée du spectacle, je laisse les paparazzi et leurs divas et reprend le chemin de la gare.

Muizenberg

Mon prochain arrêt sera Muizenberg, paradis des surfeurs… et à première vue, on pourrait penser que ce temps venteux devrait favoriser les vagues… Pourtant, l’océan moutonne chaotiquement alors que le train entre dans la petite gare de Muizenberg. C’est une petite station balnéaire où s’alignent quelques magasins de surf, beaucoup d’auberges et de backpackers et quelques restaurants, le tout dans une ambiance on ne peut plus relax et bohémienne. En passant devant un surfer shop, je ne peux m’empêcher de m’acheter un micro-short de wave babe. Je n’ai jamais été aussi satisfaite d’avoir perdu 13 kilos… et comme toujours lorsque j’ai une bouffée de vanité, un élément extérieur vient me remettre à ma place! Le vent s’est encore renforcé et j’aurai à peine le temps de parader sur l’étroite plage qui est devant moi. A peine le temps de photographier le cabines en bois coloré, emblème de la communauté. A peine le temps de songer que dans ces eaux remplies de téméraires, il y a un requin qui rôde (le drapeau noir à l’emblème du squale signale qu’on en a aperçu un dans le coin), et à peine le temps de regarder les athlètes eux-mêmes! Je trempe un orteil… un pied dans l’eau. La plante de mes pieds se rétracte sous l’eau glacée et je me dégonfle! Je suis littéralement chassée par des gifles de sable et vais observer la plage depuis la grande fenêtre du Gaslight Café, et un énorme morceau de tarte au citron meringuée.

L’après-midi touche à sa fin, je m’arrache à mon siège et mon livre et rentre vers le Cap… Je ne suis pas plus tôt arrivée dans a chambre que mon portable vibre… “Comedy Club ce soir?” me demande une de mes nouvelles copines. J’accepte tout de suite, ayant vraiment envie de voir du monde pour ce dernier soir au Cap! La nuit est tombée et nous voilà devant une porte anodine au coin de Long Street. Un immeuble de bureau tout ce qu’il y a de plus classique… un ascenseur gris métal nous emmène tout en haut et je découvre que tout l’espace est occupé par une auberge de jeunesse où les couleurs explosent à chaque corridor… “The Penthouse” ! C’est un peu comme si en dessous du costard-cravate, un jeune cadre y cachait un t-shirt “Party Harder”… C’est sur la terrasse que tout va se passer. Le bâtiment étant un des plus grands du coin, la vue est imprenable, la bière bon marché coule à flot et nous voilà affalés sur des beanie bags à attendre le MC qui doit introduire les artistes. Les comiques se succèdent, plutôt décontractés. J’essaie de me concentrer, normalement, ce n’est pas le but lorsqu’on est là pour rire mais il me manque des références culturelles (sans compter une oreille habituée au différents accents sud-africains). Mes compagnons, eux, ont l’air de s’amuser. La représentation finie, je regarde les lumières de la ville appuyée sur la balustrade tandis que je vois mes amis arriver avec une bière en mon honneur.

Je crois que Le Cap va me manquer.

Retour en Roumanie!Back to Romania!
Le Cap Express: 5e arrêt, Robben Island, le vent et ce qui arrive dans les bars! The Cape Express: 5th stop, Robben Island, the wind and what happens in bar!




  1. catherine
    le 27.06.2017

    Le Cap ! C’est une ville que j’aime beaucoup et c’est vraiment unique ces pingouins sur la plage !

  2. Melissa
    le 27.06.2017

    Oui, hein Catherine! Et il ne sont vraiment pas farouches. Il parrait qu’on peut même nager avec eux sous certaines conditions. Maintenant, il faisait vraiment trop de vent ce jour là!

  3. Le Cap, mon amour : De District Six aux deux océans - Mel Loves Travels
    le 27.06.2017

    […] faut faire depuis la Gare de Simon’s Town jusqu’à la Colonie de manchots du Cap de Boulder Beach. Jeune Loup n’avait même pas râlé! Mais ce matin, l’heure est à un plus de […]