Bella Roma, cela faisait tellement d’années que nous ne nous étions plus vues ! Dans l’ensemble, tu n’as pas changé car Rome est éternelle mais dans certains détails, il y a de l’évolution, en bien et en beaucoup moins bien. Tu es toujours aussi chaotique, sinon plus ! Tu as presque les mêmes problèmes de poubelles que Naples à présent mais pourtant, tu restes belle, comme une grande dame qui se maintient digne après avoir trébuché dans la gadoue. Je n’y ai pas prêté énorme attention, car on se connait, je peux te passer beaucoup. Il me tardait juste de découvrir des quartiers qui n’étaient encore qu’en devenir quand j’avais élu domicile chez toi : Testaccio, Ostiense et Monti. Trois quartiers que j’appellerai la Rome des hipsters (non, je ne compte pas Tastevere qui est devenue trop touristique pour tout hipster qui se respecte).

Testaccio, l’ancien abattoir devenu lieu de vie

Testaccio, je passais devant en bus très souvent quand je voulais rejoindre le centre-ville. C’est la 8ème colline de Rome mais artificielle : elle s’est élevée à force de tessons de millions d’amphores qui était débarquées à l’ancien port romain. De la terre et de la verdure ont fini par recouvrir ce mont et des gens s’y établirent : Monte Testaccio était né. A l’époque où je vivais à Rome, la Faculté d’architecture de mon université, Roma 3, s’y était installée. C’était une pionnière, et elle y est toujours. Haut lieu de la vie nocturne avec ses nombreux bars et son « centro sociale » Villagio Globale (j’y suis allée il y a maintenant plus de dix ans pour une mémorable soirée), elle garde son côté frondeur. Testaccio, c’est un peu un monde en soi. Au centre du quartier, il y a les anciens abattoirs, le « Mattatoio ». On ne peut pas les louper ! Un énorme portique en marque l’entrée. Au dessus de l’arche, un ange retient un taureau affolé par les cornes et le nez, emblème effrayant du lieu (même pour quelqu’un comme moi qui aime la bidoche). Aujourd’hui, outre la fac d’architecture, elle abrite ce qui était jusqu’à tout récemment une branche du MACRO, le musée d’art contemporain (le Mattatoio reste toujours un espace d’exposition et de production artistique) et un des marchés couverts les plus célèbres de Rome. Vêtements, chaussures mais surtout, alimentation, on parcourt les étals du Mercato Testaccio avec curiosité, on s’attarde pour prendre un petit café en ouvrant les oreilles et en se laissant bercer par la mélodie de la langue italienne, ou du côté plus sonore du dialecte romain. Ce qui est fascinant quand on se promène dans l’abattoir, c’est de voir à quel point les souvenirs de son ancienne fonction sont restés. Il suffit de lever les yeux pour voir des crochets où on pendait la viande. Mais aussi, on se rend compte que l’histoire du Mattatoio est loin d’être terminée. Il reste plein d’endroits vides à investir, plein de projets à monter… mais voilà, Rome est financièrement exsangue… qui sait ce dont le futur sera fait ?

Mattatoio 

Piazza Orazio Giustiniani, 4,

00153 Roma RM

 

A côté de ça, Testaccio est plutôt résidentiel. On y trouve des rues arborées, de grands et élégants complexes d’habitations qui date du début du XXème siècle et qui donne envie d’y habiter. On y trouve aussi une excellente pizzeria : Da Remo, une adresse mythique et fortement recommandée pour les petits budgets. S’il fait beau, et si vous n’avez pas craqué au marché, prenez place sous les arbres de la place et régalez-vous. C’est un rapport qualité-prix imbattable ! Les pizzas sont fines, croustillantes, comme à Naples !

Da Remo

Piazza di Santa Maria Liberatrice, 44,

00153 Roma RM

Ostiense, quartier du street-art

Le quartier d’Ostiense, voisin de Testaccio, est également en plein chamboulement. Et là aussi, mon université y a joué un rôle. A l’époque, la 3ème université publique de Rome était encore toute jeune, elle avait alors seulement 7 ans. C’est dans l’ancien quartier industriel d’Ostiense qu’elle avait décidé d’installer la grande partie de ses facultés. Je m’en souviens, à mon grand étonnement, je n’avais pas imaginé ma vie d’étudiante à Rome dans un cadre pareil. Pendant qu’un grand campus était en construction (toujours dans le quartier), l’université avait investi plusieurs bâtiments. Certains le sont encore. Depuis, Ostiense s’est développé lentement, mais sûrement. Cet ancien quartier fluvial, est devenu un quartier industriel à la fin du XIXe, début du XXème siècle. Il a un côté un peu rude, loin de la beauté du centre de Rome. Si Ostiense n’est pas privée de quelques anciens souvenirs, comme la Pyramide de Cestius, l’imposante Porta San Paolo et la Basilique San Paolo fuori le Mura (la quatrième basilique de Rome), c’est plutôt dans ce patrimoine post-industriel qu’on vient y chercher son plaisir. Et premièrement dans le streetart. Cela se voit dès qu’on arrive, du simple tag à l’oeuvre d’art, notamment dans la partie « Porto Fluviale » d’Ostiense. Le pont de Via Ostiense qui marque l’entrée du quartier est déjà rempli d’oeuvre ; stencils, graphs, collages, on en trouve pour tous les goûts mais vu le nombreux passage de voiture, c’est un peu difficile de s’y attarder par contre, un peu plus loin, on ne peut pas manquer ce qui est une des plus grandes oeuvre d’art urbain au monde : la maison de BLU, un gigantesque bâtiment complètement peint avec des visages aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ce que je ne savais pas au moment où je suis passée par là, c’est qu’il s’agit d’un squat pour sans-abris et immigrés. La curiosité m’avait poussé à entrer, voyant une porte ouverte. Je m’attendais bien à ce qu’on donne à cet immeuble une fonction alternative mais les regards méfiants, puis une jeune femme qui vient timidement vers moi pour demander de ne pas prendre de photos m’auront vite mis ma puce à l’oreille. Ceci est un refuge qui doit être protégé et les yeux de ses grands murs extérieurs y veillent !

Centrale Montemartini, quand l’antiquité rencontre l’ère industrielle

Pas très loin de là, le Gazometro veille sur les environs. Sa haute silhouette en cercles de métal est visible de partout à Ostiense et à Garbatella, le quartier frère. C’est un peu le symbole du coin et à ses pieds, la Centrale Montemartini.

Cette ancienne centrale thermique fut la première construite à Rome et je me souviens de sa première incarnation, un espace public  numérique où je venais me connecter à Internet. C’est qu’en 2000, avoir internet à la maison n’était pas si courant ! A présent, la Centrale est le deuxième pôle des Musei Capitolini avec une approche assez insolite : celle de présenter des oeuvres d’art et des objets antiques dans un environnement industriel et c’est assez réussi ! En tout cas, vous serez surpris en le visitant. Le musée n’est pas grand donc, n’hésitez pas à y faire un tour pour y voir de nombreux marbres (dont des sculptures de Jules César, d’Auguste ou de Cléopâtre), de très belles mosaïques, des bijoux… le tout, mis-en-scène dans un décor de métal et de machines mais aussi… les premiers wagons de train du Pape (j’avoue que même s’ils sont beaux, ils tombent comme un cheveu dans la soupe).

Centrale Montemartini

Via Ostiense 106

00154 Roma

Eataly, le nirvana de la gastronomie italienne

Mais Ostiense, c’est aussi l’endroit où il faut ABSOLUMENT aller si l’on est un.e gourmand.e comme moi car le plus grand Eataly du monde s’y trouve.

Eataly, c’est quoi ? Tout simplement un magasin gigantesque où on ne trouve que des produits italiens : café, biscuits, pâtes, confitures, coulis de tomate, fromages, charcuterie, vins… mais aussi des plats préparés façon traiteur, des pâtisseries et au moins une petite dizaine de cafés/restaurants qui se rapporte à la section du magasin dans laquelle ils se trouvent (un salon de thé à côté de la pâtisserie, un bar à vin, un restaurant de bords de mer près du rayon de poisson, et ainsi de suite. Ce ne sont pas moins de 4 étages remplis du meilleur que l’Italie puisse apporter, le tout couronné par un restaurant gastronomique au dernier étage. Je pense que si tu avais vu ma tête quand je suis entrée dedans, tu aurais éclaté de rire. Je n’arrivais pas à en croire mes yeux. Le problème, c’est qu’on a envie de TOUT acheter dans ce magasin. Et je ne vous parle pas de ma découverte du rayon charcuterie où les jambons crus vous attendent à la sortie de l’escalator. On peut en acheter du pré-emballé et les jambons sont rangés par région mais ils sont aussi disponible à la coupe, dans un îlot central et miracle des miracles, ils avaient la Rolls Royce de la cochonaille italienne : le prosciutto di Norcia, un jambon cru d’appellation géographique protégée, venu de Ombrie. Est-ce que je peux l’avoir emballé sous vide, signore ? « Ma certo ! ». Il faudra attendre une dizaine de jours avant que je ne puisse le déguster de retour à Bruxelles. Je comptais juste « passer faire un tour pour voir » et finalement, j’aurai flâné près d’une heure et demie dans les rayons et les couloirs de Eataly. Tu es prevenu.e !

Si le coeur t’en dis, et si tu es féru.e d’architecture, pourquoi ne pas faire un tour à la Gare d’Ostiense juste derrière ? Voulue par Mussolini, cette gare est un bel exemple d’architecture fasciste (comme tous les dictateurs mégalo, Mussolini a voulu façonner Rome à son image et à laissé pas mal de traces).

Ostiense, quartier de bonne chère.

Tu as réussi à ne pas craquer et à sortir de là sans rien manger (ce serait dommage, Ostiense a quelques bonnes adresses gourmandes) ? Alors, il est temps de faire une pause !

Doppiozeroo est un restobar qui est surtout connu pour ses aperitivi. Une formule à 10 Euros qui comprend une boisson et un buffet. Autant vous dire qu’ils sont plutôt courus et qu’il faut venir le plus tôt possible mais si tu viens l’après-midi, Lectrice, Lecteur, tu y trouveras aussi à manger sous forme de « cuisine au kilo » et plus de calme. Le cadre est super avec son intérieur noir laqué, son parquet au sol et ses sièges capitonnés. Même s’il s’agit d’un buffet, la cuisine est faite avec des ingrédients frais, savoureux et avec un nom comme « doppio 0 » (un type de farine très pure, souvent utilisée pour faire pâtes, pizzas et desserts fins), ils ne pouvaient pas se louper sur les pâtes !

Doppiozeroo

Via Ostiense, 68

00154 Roma RM

Il fait chaud, j’ai bien mangé, c’est le moment pour un petite gelatoe je n’ai pas loin à aller pour en trouver un tout bon La Romana, c’est une chaîne de gelaterie venue de Rimini mais quels gelati, mamma mia ! L’intérieur de l’établissement sur Via Ostiense est tout en blanc et beige, tel le nuage de crème montée qui vient souvent couronner les glaces à l’italienne. Classe ! Sur des plaques en bois, sont disposés les parfums disponibles, certains très clairs (comme la fraise, la stracciatella ou le café), d’autres intrigants (le bonèt à l’amaretto, la réglisse-menthe-sel rose) ou carrément mystérieux (Crème de 1947) et verdict ? Que c’était bon !!! J’ai opté pour un mélange pesto de pistache et biscuit de la Nonna. Le goût intense de la pistache était bien marqué, apportant du croquant qui contraste avec l’intense crémeux de la glace tandis que la douceur de la saveur du biscuit, ponctué de pépites de biscuit au cacao m’a fait fondre sur place. Et signe qu’on est dans une gelateria de bonne tenue, la crème montée est à tomber. Ne te prive pas de ce supplément de gourmandise, Lectrice, Lecteur !

La Romana

Via Ostiense, 48

00199 Roma RM

Monti, la bohème chic version romaine

Monti peut facilement s’intégrer dans une balade des grands sites touristiques romains et pour cause : ce petit quartier est tout à côté du Colisée et pourtant, il reste bien caché, comme si le théâtre mastodonte lui faisait tellement d’ombre qu’il reste invisible. Ancien quartier des prostituées, il vit aussi naître Jules César. A présent, les bars à vins, les boutiques branchées et les trattorie un peu chic ont fait de Monti un quartier bohème par excellence et ce qui s’y dégage, c’est une impression d’être dans un village avec ses rues étroites et ce drôle de sentiment d’être coupé du reste de Rome.

Mon premier contact avec Monti, c’est la Scalinata dei Borgia, appelée ainsi car c’est là que se trouvait les maisons de la célèbre famille d’origine espagnole. Il y a un très joli balcon et la légende veut que ce soit celui où se tenait de temps en temps Giovanna Cattanei, l’amante du Pape Alexandre IV Borgia. De leurs amours sont nés 4 enfants : Jean, César (qui inspira « Le Prince » à Machiavel), Godefroid et la belle Lucrèce. Une famille entourée de rumeurs et de légendes, encore aujourd’hui.

En haut de la scalinata, on déboule sur un charmant parvis ; celui de l’église San Pietro in Vincoli. Si l’église que l’on voit à présent date de l’époque du Baroque, elle existe depuis bien plus longtemps. C’est à l’impératrice Eudoxie qui fit ériger une église sur le site pour abriter d’importantes reliques : les chaînes qui ont entravé Saint-Pierre à Jérusalem. Ce qui est bien visible par contre, c’est le Moïse plus grand que nature de Michel-Ange. Construite à la demande du Pape Jules II pour orner son tombeau, Michel-Ange avait un projet bien plus vaste pour son commanditaire. Malheureusement pour l’artiste, le pape décidât qu’il était plus important de s’occuper de la Basilique de Saint-Pierre et Michel-Ange, fort chagriné, ne terminât jamais sont projet. Son Moïse est représenté sous la forme d’un homme d’âge mur mais avec un corps de culturiste et une musculature de taureau. Il tient les tables de la Loi et on voit tout de suite qu’il est en colère (même les tourments de sa barbe le disent). Pas étonnant, il est en train de regarder son peuple se prosterner devant le Veau d’or. Et il juge. Cette oeuvre est une des plus connues du Maître de la Renaissance.

Monti : vintage et religieux

De là, on redescend gentiment vers le bas de Monti et la Via Leonina pour rejoindre LA raison pour laquelle il vaut mieux visiter Monti le week-end : le Mercato Monti. Ce marché couvert est un lieu de rendez-vous pour amateurs de vintage, de créateurs, d’art, etc. Pendant qu’un DJ fait chauffer (doucement, ces assez chill), les platines, on parcourt des mains les tringles remplies de vêtements, on admire des beaux bijoux, des cartes postales artisanales… L’ambiance est bon enfant, plutôt stylée évidemment, et je n’ai pas résisté à m’acheter une paire d’authentique lunettes de soleil Fendi vintage (70 euros quand même). C’est quand même en streetstylant que je sors du marché.

Mercato Monti

Via Leonina, 46/48

00184 Roma RM

Pas loin de là, l’église de Santa Maria ai Monti me tend les bras pour une petite visite apéritive. Sa façade n’est pas l’oeuvre du premier architecte venu mais bien de Giacomo della Porta (responsable de l’église du Gesù, de deux des trois fontaines sur la Piazza Navona et de la fameuses Fontana della tartarughe) et il suffit de la regarder pour savoir que son intérieur sera sûrement baroque et BAM ! On en prend plein les mirettes : fresques au plafond, dorures, tympans décorés… Santa Maria n’est pas grande mais rutilante !

A côté de ça, Monti est un quartier où il fait bon se balader et s’imprégner de cette ambiance particulière, de se noyer les yeux dans un camaïeu de jaune, d’orange, d’ocre et de rose, à faire des zigzags entre les voitures et les scooters, à rêver de se donner rendez-vous avec son amoureux/se sur la Piazza Madonna ai Monti qui semble toute droite sortie d’un film des années 60.

Quelques adresses gourmandes à Monti

Cette petite balade m’ayant donné faim, je me décide à chercher un endroit un endroit où me régaler. Malgré la chaleur, j’avais envie de tester l’une des meilleures pâtes alla carbonara de Rome chez… La Carbonara mais pas de chance, cette institution des Monti est fermée le dimanche. Heureusement, le quartier ne manque pas d’alternatives. Je me replie donc sur mon Plan B, une autre adresse fortement recommandée : Ai Tre Scalini. Ce bar à vin offre une jolie carte de plats classiques de la cuisine italienne (comme des ravioli, les lasagne au ragoût de boeuf ou des aubergines à la parmigiana) mais très bien exécutés avec des produits frais. J’ai opté pour une saucisse de Sienne en entrée, suivie d’une porchetta accompagnée des haricots tomatés. Et c’est là l’un des secrets de la cuisine italienne : c’est la qualité des ingrédients qui fait que le plus humble des plats peut devenir sublime. Pour accompagner tout çà, il ne vous restera plus qu’à choisir à travers l’impressionnante liste des vins (après tout, c’est leur fond de commerce) et à vous faire conseiller. Bien installée à ma table rustique, je profite ! Comme il est déjà 14 heures, le restaurant n’est pas plein et je profite, d’autant plus que je suis traitée comme si j’étais une habituée !

Ai Tre Scalini

Via Panisperna, 251

00184 Roma RM

C’est donc à regret que je quitte le restaurant pour tester une ultime adresse et évidement, c’est une gelateria. Cette fois, ce sera Fatamorgana. Fatamorgana, c’est le petit empire (8 boutiques à Rome et une à Los Angeles) de Maria Agnese Spagnuoli. Cette amoureuse des glaces qui rêvait de devenir actrice s’est finalement tournée vers sa passion d’enfance. Ce qui marque tout de suite quand on rentre dans la boutique, c’est le nombre de parfums et leur originalité. Les recettes font beaucoup appel aux épices (comme le cumin, le safran, le clou de girofles, le wasabi), les fruits à coques, les fruits exotiques, les fleurs… et souvent, les recettes classiques, comme une bonne veille gelato au chocolat, sont détournées avec des ingrédients exotiques comme la feuille de tabac. Comme Maria Agnese a la maladie cœliaque, les gelati sont sans gluten. Etant donné qu’il faut être un peu aventureuse, j’opte pour le parfum Pollicina qui mélange à la crème de la liqueur de violette, des morceaux de noix et des boutons de rose. En deuxième parfum, j’ai choisi un mélange orange-amande qui marie le côté frais de l’orange et l’onctuosité de l’amande. C’est surprenant mais très bon et j’ai l’impression que la glace est plus légère que celle que j’ai essayée la veille. Ce qui est sûr, c’est qu’on peut revenir sans compter chez Fatamorgana pour tester tous les parfums disponibles tellement ils sont nombreux.

Fatamorgana

Piazza degli Zingari, 5

00184 Roma RM

Et ainsi se termine cette promenade à travers une Rome que moi-même, je connaissais finalement peu. Si ce n’est pas ta première visite dans la Ville éternelle, Testaccio, Ostiense et Monti te feront découvrir, Lectrice, Lecteur, une Romme inattendue, insoupçonnée et parfois, loin de clichés.

Bonus : deux rooftops avec vue sur les toits de Rome et un super bar

Que serait un article dédié au côté « hipster » de Rome sans quelques rooftops et un bar un peu original

Grand Hotel Minerva

J’ai une petite histoire d’amour avec Piazza della Minerva. Peut être est-ce à cause de l’obélisque qui trône en sont centre, supporté par une sculpture d’éléphanteau ? Peut-être est-ce parce que Santa-Maria Sopra Minerva, la seule église gothique de Rome, est ma préférée d’entre toutes celles que je connais en ville ? Aussi, quand j’ai appris qu’un rooftop bar se trouvait au dernier étage du Grand Hotel qui fait presque toute la partie droite de la piazza, je n’ai pas réfléchi : il fallait que j’y aille, et je n’ai pas regretté. C’est toute une terrasse qui est dédié aux plaisirs de l’aperitivo al fresco. On y a disposé des fauteuils et des canapés, des plantes, un service 5 étoiles (je pense d’ailleurs que c’est le standing de l’hôtel) et si les boissons sont un peu chère (on est dans un hôtel, ce n’est pas une surprise), elles viennent avec tout un assortiment de snack : chips, olives, biscuits salés, fleurs de courgettes frites et petites croquettes, bref… on a plus trop faim après. La vue la piazza, les toits environnant de Rome et le dôme du Panthéon est évidement imprenable. Il y a juste UN problème : vous devrez vous battre avec les pigeons et les mouettes.

Minerva Roof Garden

Piazza della Minerva, 69

00186 Roma RM

Radisson Blu es Hotel Rome

Comme beaucoup de backpackers, votre logement est à côté de la gare de Termini et pourtant, un petit verre dans un rooftop un peu classe vous ferait plaisir avant de rentrer à l’auberge ? Faîtes un saut au bar du Radisson Blu. L’ambiance est complètement différente du Grand Hotel Minerva. Il rappelle plus les rooftops des capitales branchées d’Asie (avec vue sur la piscine) qu’une terrasse romaine mais le coucher de soleil vaut son petit pesant de cacahuète.

Zest Bar & Restaurant

Via Filippo Turati, 171

00185 Roma RM

Freni e Frizioni

Trastevere était le quartier de mon cœur quand j’étais étudiante. J’y étais souvent, vu l’accessibilité depuis le quartier de Portuense où je logeais, et qui était plus au sud. Rome prenait ici une forme humaine, moins impressionnante. Trastevere n’était pas encore l’aimant à touristes qu’il est devenu mais même à l’époque, les soirées y étaient bien remplies. Après avoir salué un de mes QG d’étudiante, le San Callisto (indétrônable, inchangé, inamovible), je suis passée voir un des « petits nouveaux » qui a fait son trou : Freni e Frizzioni, un bar installé… dans un ancien garage et réputé pour ses aperitivi. Je me devais d’essayer et je priais pour trouver une place parce que Trastevere d’habitude, il y a du monde mais Trastevere un samedi d’été… aïlle, aïlle… Et en effet, du monde, il y en avait mais heureusement, je m’étais attendue au pire. Parlons un peu du lieu qui fait un peu la synthèse entre le bar lounge (coucou les lustres dans l’espace bar) et la carte de son ancienne fonction de garage (utilisation des ateliers et meubles de rangement originaux, des bidons d’huile comme « table ». L’effet est réussi, et ça plait ! Je m’en vais donc commander un mojito, ce qui me donnera automatiquement accès à l’aperitivo. Le barman, habitué aux cadences infernales, me fait une démonstration de comment mixer quatre mojito avec deux mains. Je suis donc servie rapidement et quand je découvre la table de l’aperitivo, je reste bouche-bée : ce n’est plus un aperitivo, c’est un vrai buffet froid avec diverses préparations (des salades de pâtes, de riz, de semoule,…), des légumes préparés ou pas, et même du dessert). Je n’avais absolument pas faim quand je suis sortie de là.

Freni e Frizioni

Via del Politeama, 4

00153 Roma RM

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