- Marina Bay , Singapour -

September 2017

Singapour : Gardens by the Bay, au royaume des rêves

Après être sortie du métro qui m’a amenée depuis Little India, c’est une étrange création au pied de laquelle je me trouve : trois tours d’au moins une cinquantaine d’étages, fines mais larges comme des piliers, supportent une structure qui ressemble à un paquebot de croisière : me voilà devant l’hôtel le plus fameux de Singapour : le Marina Bay Sands. J’ai demandé à pouvoir y faire une petite visite (y séjourner eût été une folie) et l’on m’a gentiment accordé cette faveur. C’est une des responsables du marketing qui va me faire faire un rapide tour du propriétaire.

Commençons par l’entrée…. Sache, Lectrice, Lecteur, qu’elle est tout simplement gigantesque : elle couvre toute la distance qui sépare la première et la troisième tour. C’est d’ailleurs plus une véritable promenade intérieure, bordée de restaurants et de magasins qu’une entrée d’hôtel classique! Le marbre brille, il y a des plantes et arbustes à profusion et une lumière blanche est naturellement diffusée dans tout l’atrium. C’est très impressionnant ! Bien vite, la responsable marketing va m’emmener visiter une chambre dont je peux seulement rêver. Que dis-je une chambre ? Une suite ! Deux chambres de tailles égale, chacune avec sa salle de bain et sa baignoire (je prends celle qui vue sur la baie!!!) le tout dans une décoration très sobre, avec des tons de marrons, de beige, de champagne, quelque fois illuminé de note de bleu clair ou de jaune orangé. Ce qui extravagant, c’est l’équipement qu’on peut y trouver : un piano à queue trône de le salon. La suite à sa propre salle de gym, ainsi que son propre espace beauté-massage, une terrasse kilométrique et même une cuisine pour qu’un chef puisse y préparer des plats ! Et ce n’est même pas la suite la plus luxueuse de l’établissement.

Un monde de luxe qui, même si cela titille ma curiosité, me laisse finalement assez froide (bon aller, sauf cette baignoire-jacuzzi collée à la baie vitrée).

Après le tour de la suite, je suis emmenée vers ce que je voulais absolument voir : la fameuse piscine à débordement qui prend presque toute la longueur de structure en forme de bateau. Et comment vous dire . C’est tout simplement stupéfiant. Rien ne semble séparer les nageurs du vide mais surtout, du panorama de Singapour.L’espace en lui même est très bien réalisé avec les abords de la piscine tout en teck, de large parasols et même de vrais palmiers pour donner une touche « nature » à l’ensemble. Tous les clients de l’hôtel ont accès à la piscine (pas de chance pour ceux qui n’y logent pas) par contre, le rooftop bar lui, est ouvert au public et ce n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde !

Ma visite prend fin ici et ma cicérone prend congé de moi, non sans m’avoir glissé un petit ticket pour le rooftop bar et recommandé d’aller m’acheter une pâtisserie dans leur tea-room au lobby. Aussitôt dit, je reprends quelques forces en dégustant une bombe de fruits exotiques et me remets en route pour ce qui sera la pièce de résistance de cette journée  et probablement le joyau de Singapour: les Gardens by the Bay.

 

 

Gardens by the Bay : Supertree Grove

Gardens by the Bay est un immense complexe construit juste sur la Marina Bay et de toute ma vie, je n’ai jamais rien vu de tel. En gros, on peut dire que le tout est séparé en 3 unités : une serre géante qui recrée les biomes de différentes zones climatiques tempérées et les plantes qui s’y rapportent, une seconde serre géante qui abrite une forêt tropicale et à l’extérieur la Supertree Grove.

Lorsque j’ai constitué mon itinéraire de Tour du Monde. j’hésitais entre Hong-Kong et Singapour et c’est la perspective de voir les Supertrees en vrai qui a fait pencher la balance. Les Supertrees sont d’immenses arbres artificiels qui ressemblent un peu à des baobabs ou des arbres-dragons mais qui font entre 25 et 50 mètres de haut ! Supertree Grove est en quelques années devenue l’attraction-phare de Singapour et j’ai décidé d’aller les voir sous deux facettes : de jour comme de nuit. On peut les admirer gratuitement depuis le plancher des vaches mais si tu peux, Lectrice, Lecteur, offre toi la promenade sur les passerelles entre les arbres. C’est tout simplement merveilleux ! Entre ces drôles de construction de métal et de fibres, je me dis que les architectes ont dû lire beaucoup de romans de science-fiction, j’ai l’impression d’être dans un roman de science-fiction qui parlerait d’une Terre vouée à l’optimisme et à l’écologie : les arbres eux-mêmes sont recouvert de vraies plantes et 11 des 16 sont équipés de cellules voltaïques pour générer leur propre énergie et le soir, ils vont en avoir besoin ! Mais pour le moment, c’est un ciel mi-figue, mi-raisin, typique de ces chaudes journées d’Asie du sud-est, que j’aperçois depuis les passerelles… à l’ombre des larges canopées de ce drôles d’arbres. On peut voir de là tout le complexe de Gardens by the Bay, la Marina, le théâtre… Et à cette heure-ci, je suis quasi seule là haut, ne croisant qu’une poignée de visiteurs.

Le Flower Dome, le royaume des fleurs

La deuxième étape se passe à l’intérieur; le Flower Dome, le monde du « printemps éternel » où quantité de plantes de fleurs sont agencées selon leur continent, toute proviennent de zones climatiques ayant la particularité d’être tempérées et sèches. Par exemple, on y trouve un jardin méditerranéen avec une oliveraie, un jardin californien, un jardin sud-américain centrée sur la végétation du Chili, etc. Et vous dire à quel point les plantes sont chouchoutées est un euphémisme : il y a un véritable « sas d’entrée » avant de pénétrer dans le dôme, les conditions climatiques de Singapour, chaudes et humides, étant le parfait opposé de ce dont ces plantes ont besoin. L’intérieur est si grand qu’on en voit pas la fin et il y règne le genre de température qui n’est trop chaude, ni trop froide. Celle d’une belle journée de fin de printemps. De celle qui vous donne l’impression de flotter. Une sensation que je n’avais plus eue depuis longtemps. Je me balade de jardins en jardins, essayant de reconnaître des plantes que je connais, ne fut-ce que de vue ou m’émerveillant d’autres qui m’étaient inconnues Et partout sous le dôme, des jardiniers sont affairés, surveillant, bichonnant les plans. L’aspect naturel qu’on a voulu leur donner (sauf pour le champ de fleurs qui est clairement mis en scène) témoigne de toute la réflexion qu’il y a derrière la conception des bômes… Le clou du spectacle est la partie du dôme réservée aux baobabs et autres arbres. Une véritable forêt en miniature qui s’élève sous le dôme de verre.

Cloudforest, le monde perdu

J’en ai déjà plein la vue mais je ne sais pas encore que ce que je vais découvrir dans la partie « Cloudforest », va littéralement me clouer sur place.

On rentre dans la « Cloudforest » via un tunnel qui relie les deux dômes et quand on en sort, Lectrice, Lecteur, les mâchoires m’en tombent : sous une cloche de verre se trouve… une montagne. Une véritable petite montagne couverte de plantes luxuriantes, agrémentées de chutes d’eau et dont le sommet se perd dans une brume d’eau. C’est le domaine d’une forêt tropicale humide qui a été recrée ici et à chaque niveau ses spécifiés. On y accède via l’intérieur de la montagne. En plus des plantes, l’importance du cycle de l’eau et de la géologie y sont expliquées. J’avoue avoir fait un peu l’impasse sur toutes ces explications scientifiques, si absorbées que j’étais par le spectacle que j’avais devant moi : j’avais l’impression d’être dans un monde à la croisée de Jurassic Park et d’Alice au Pays des Merveilles.

C’est comme retombée en enfance que j’ai parcouru ce drôle de monde sous verre. Pour couronner le tout, il n’y a pas moins de deux circuits suspendus pour admirer le tout. Les passerelles donnent l’impression de flotter autour de la montagne, et l’on tourne autour comme dans un rêve. Je rêvasse et ai encore l’impression d’être transportée dans un roman futuriste : c’est exactement comme çà que j’aurai envisagé un « generation ship », ces immenses vaisseaux remplis d’humains partis explorer ou coloniser d’autres planètes et qui prendront plusieurs générations avant d’y arriver. Un lieu plutôt commun dans ce style littéraire. Une fois arrivée au sommet de la montagne, c’est le « Monde perdu » qui se laisse découvrir avec son étang et ses orchidées. Comme un petit jardin d’éden qui viendrait récompenser les plus valeureux des explorateurs. Quand je te dis Lectrice, Lecteur, que c’est un truc de dingues, c’est un truc de dingues… mais ce n’est pas encore fini ! A travers les vitres du dôme, j’aperçois le soleil qui décline une dernière fois sur mon tour du monde. C’est le moment d’aller souffler un peu.

Le temps de retourner vers le Marina Bay Sands et de prendre l’ascenseur, celui-ci est déjà presque à raz de l’horizon quand j’arrive au Cé La Vie Restautant and Skybar. Le ciel se colore légèrement de rose poudré et de lavande, la musique, lounge évidemment, pulse, une foule, pas trop compacte, de gens chics en profite également. Beaucoup de groupes d’hommes entre autres. Singapour est une grosse destination d’affaire et de conférences et un verre au rooftop bar du Marina Bay Sands a de quoi épater la galerie ! Je commande mon cocktail : un breuvage agrémenter d’un piment vert qui me tire de la nostalgie qui était déjà en train de s’installer. Je vais m’accouder à une rambarde et regarder les lumières de la grande ville s’allumer une à une. Avec la ville à mes pieds, j’ai l’impression d’être un peu la maîtresse du monde, d’avoir soutiré le plus que je voulais d’une expérience que j’avais tant désiré depuis tellement d’année. En tout cas aujourd’hui. J’aimerai te dire, Lectrice, Lecteur, qu’un bel homme soit venu s’accouder à côté de moi, en souriant, et en me demandant : « What’s your poison ? » avant de m’offrir un verre… mais ça ne s’est pas passé comme çà. Finalement, bien peu de choses se sont passées exactement comme je les voulais pendant ces presque quatre mois. Une fois le soir complètement descendu, j’ai repris l’ascenseur pour aller à nouveau me promener dans la Supertree Grove.

Supertrees by Night

La nuit, les arbres s’illuminent, vivent, se parent de couleurs éclatantes et font le show toutes les demi-heures. C’est sans doute le moment où il y a le plus de visiteurs sur les passerelles… mais depuis le bas, c’est tout aussi spectaculaire. Les arbres se parent de bleu, de vert, de rose, de rose, de plusieurs couleurs à la fois. Un vrai délire psychédélique qui se déroule sur le fond noir et l’air chaud d’une nuit d’Asie. La dernière !

(Singapour n’en aura pas encore fini avec moi, il me restera encore une aventure à conter, et à suivre).
Evasion en Indonésie avec Europalia
Little India : Singapour, côté "wild" !




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