Visite de Walt Disney World en Floride : The Magic Kingdom

Le parc Magic Kingdom de Walt Disney World à Orlando, en Floride, est peut-être le plus connu des quatre parcs à thème qui composent Walt Disney World, mais il vaut vraiment la peine d’être visité si vous vous rendez à Orlando en famille ou entre amis ! Suivez-moi donc pour découvrir ce que parc à thème mythique a à offrir !

Welcome to the Magic Kingdom !

Impossible de me sortir l’air de la tête « Wheeeeeen You wiiish upon a staaar, doesn’t matter where you aaare… ». Malgré moi, me voilà prise dans l’ambiance de Disney alors même que le monorail nous emmène du parking à l’entrée du parc où tout a commencé, en 1971, année de la construction du parc. Après Hollywood Studios, nous voilà au Magic Kingdom. C’est ici que l’on retrouve toutes les attractions « historiques » de Disney, celle liées aux dessins animés de notre enfance, les bons vieux classiques comme Blanche-Neige, Peter Pan, Cendrillon… mais qui a aussi inspiré la Maison de la Souris à faire des films basés sur des attractions du parc (Pirates of the Caribbean et Jungle Cruise). Quand on pense à un parc Disney, c’est lui que notre imagination voit en premier, et plus particulièrement le Château de Cendrillon qui est là, tout au bout de la fameuse « Main Street ». Nous sommes arrivées pile à l’ouverture et quand on ouvre le Magic Kingdom, c’est la fête ! Juste devant le château, Mickey, Minnie, Donald et compagnie ont organisé un petit spectacle de bienvenue pour les visiteurs du jour, feu d’artifice en plein jour compris ! Tonton Walt ne lésine pas là-dessus. Accueillis en grande pompe, il ne reste plus qu’à se plonger dans le royaume de l’enfance, divisé en différents « lands ».

Main Street U.S.A.

C’est par là que l’on entre dans le Parc, la « Grand Rue » du Magic Kingdom. Cette rue représente la quintessence des rues principales des petites villes américaines, ces « Main Streets » qui, il y a longtemps, regroupaient les petits commerces et restaurants et dont les plus vieux se souviennent avec nostalgie. Le design de Main Street serait inspiré de celle de la ville où Walt Disney a passé son enfance, Marceline dans le Missouri. Elle sert de théâtre pour les différentes parades qui se déroulent pendant la journée mais c’est aussi un véritable centre commercial car quasi toutes les maisons sont des boutiques (vous allez en bouffer du merchandising, tous parcs confondus).

La perspective de Main Street U.S.A. est couronnée par le Château de Cendrillon, un château de style gothique, tout en nuances de bleu avec un grand étang devant lui qui le reflète. C’est l’icône du parc. Contrairement au Château de la Belle au Bois dormant de Disneyland Paris, il ne se visite pas par contre, on y trouve un des plus célèbres restaurants à thème du Magic Kingdom : Cinderella’s Royal Table où on peut s’attabler dans un décor médiéval.     

Tomorrowland

Tomorrowland aurait dû me plaire. Batie sur l’idée d’une utopie, celle de l’optimisme de l’après-guerre et de la représentation d’un brillant futur poussé par l’évolution pacifique des sciences, on se retrouve dans une ville futuriste mais comme on l’aurait imaginée dans les années 60. C’est kitsch et charmant mais cette partie du parc a l’air un peu fatiguée. On ne sera pas étonné d’y trouver une attraction dédiée à Buzz Lightyear, ni le comedy club des Monstres de Monsters Inc. Par contre, c’est ici que l’on trouve la fameuse Space Mountain ! C’est d’ailleurs la première attraction que nous allons tester, profitant du fait d’être arrivées tôt. Un voyage dans l’espace qui aura tenu toutes ses promesses (et que je suis contente d’avoir faite l’estomac vide). Cette année, une nouvelle attraction consacrée à TRON devrait lui donner un coup de jeune !

Adventureland

Alors… comment vous décrire cette espèce de gloubi-boulga ? Adventureland est dédié à l’exploration du monde, sauf que tout est mélangé : l’Asie, l’Afrique, le Proche-Orient, les Caraïbes et l’Amérique du Sud et l’Océanie mais tout est représenté de manière particulièrement clichée et même quelque fois de manière erronée, comme un décor sensé représenté Hawaii mais qui était clairement inspiré de l’architecture indonésienne. D’une place de Tortuga (le repère des pirates des Caraïbes) à Aggrabah chez Aladin, tous se fait presque sans transition. Bref, c’est du Grand nawak ! Nous avons quand même profité de monter dans les cabanes dans les arbres des Robinsons suisses (j’adorai la série, en plus) pour avoir une belle vue sur le parc et de prendre le frais dans Walt Disney’s Enchanted Tiki Room, une fantaisie où on se fait sérénader par des oiseaux animés. Un vrai cocktail tiki en complément n’aurait pas été de refus, tellement l’expérience est un peu surréaliste (une dose de LSD aussi, pourquoi pas ?). C’est aussi ici que l’on trouve les attractions Pirates of the Caribbean et Jungle Cruise.

Fantasyland

Fantasyland, c’est le royaume des contes de fées traditionnels et des belles histoires. L’entrée en est marquée par le château de Cendrillon. On y retrouve des attractions qui sont toutes liées aux « classiques » de Disney (le cirque de Dumbo, Peter Pan, Pinocchio, la Petite Sirène, Blanche-Neige…). Tout le décor est basé sur une représentation des contes des Frères Grimm. On a tout simplement l’impression d’évoluer dans un charmant petit village allemand, y compris dans le drôlement nommé « Pinocchio Village Haus », un restaurant… italien comme son nom ne l’indique pas. C’est ici que vous trouverez la fameuse attraction « It’s a Small World » avec ses poupées animées (que nous n’avons pas visité), le « Meet & Greet » avec les princesses Disney… Nous y aurons testé 3 attractions. Alors qu’il était encore tôt, nous sommes allées faire la queue pour des attractions les plus populaires du land :  Seven Dwarfs Mine Train, une ride qui vous propulse dans la mine de gemmes des 7 nains de Blanche-Neige. On prend place dans un wagon de la mine sous les notes de « Hey-ho, on rentre du boulot » et c’est parti pour un tour qui mêle espaces intérieurs et extérieurs. La particularité de cette attraction, c’est que le wagon oscille légèrement de gauche à droite, comme un vrai wagon dans une mine ! Bien que rapide, cette montagne russe est pour tout public.

J’avais vraiment envie de faire une attraction « classique » donc, nous nous sommes jetées dans les tasses de thé géantes de la Mad Tea Party, le thé du Chapelier toqué d’Alice au Pays des Merveilles. Cette attraction est présente depuis les débuts du parc en 1971 et pourrait très bien se trouver dans une kermesse. Le principe est simple : des tasses de thé circulent autour du manège et c’est à vous de les faire tourner sur elles-mêmes à l’aide d’un volant central. Attention à celleux qui sont sensibles au mal de mer ! Mais je dois dire que ce fut l’occasion de voir ce qui peut faire de Disney. C’est bien le seul endroit au monde où on peut voir un grand balèze tatoué des pieds à la tête allez s’embarquer dans une attraction pour enfants avec sa fille habillée en princesse Disney, mais aussi accompagnés du grand-père affublé d’un t-shirt du parc. Mignon !

Parmi les spectacles qu’on trouve à Fantasyland, nous avons opté pour Mickey’s PhilharMagic. Nous entrons dans un opéra où Mickey sera le chef d’orchestre du spectacle. Il doit s’absenter un moment et donne l’ordre à Donald de préparer les instruments et de ne pas toucher à son chapeau de sorcier (celui qu’on peut voir dans « Fantasia ». Evidemment, le canard ne peut s’empêcher d’essayer le chapeau magique et nous voilà transportés avec lui à travers plusieurs dessins animés de Disney en chanson mais aussi avec des effets d’odeur, de souffle de vent, de mini-jets d’eau… c’est génial et s’il y a bien UN personnage dont je suis fan, c’est bien du colérique canard blanc (et évidemment, on le verra furieux presque tout le temps 😉).

Pour faire une petite pause gourmande, pourquoi ne pas faire un petit arrêt à la taverne de Gaston ? Oui, oui LE Gaston de la Belle et la Bête, une reproduction de la taverne où ses fans chantent ses louanges dans le dessin animé.  Ses brioches à la cannelle y sont parait-il, très bonnes.

Liberty Square

Ce land est situé au centre du parc, c’est le plus petit, et semble un peu une prolongation de Main Street puisqu’ici, on y célèbre « l’Amérique éternelle ». Le décor a été composé pour représenter les États-Unis à l’époque coloniale, au tout début de l’indépendance du pays.  Le long d’un fleuve artificiel « The Rivers of America », le Liberty Belle, un bateau à aube, patiente en attendant que ses passagers montent à bord. Nous, nous allons visiter le grand théâtre baptisé The Hall of Presidents pour nous prendre une bonne dose de patriotisme made in the U.S. of A. ! Dans le hall avant le spectacle, on peut retrouver des artefacts venant de différents présidents (et on découvre que le plus grand fan du parc c’était… Nixon. L’introduction replace la naissance du système américain, raconté par Mark Twain et Benjamin Franklin, avant de se conclure par un gigantesque tableau de figures animatroniques grandeur nature de TOUS les présidents qui sont nommés chacun à leur tour et saluent le public. Et là, au moment où vient le tour de Donald Trump, les acclamations fusent. Emma et moi somment sur le cul. Aucun président (même pas Obama) n’avait été applaudi sauf lui. Je ne peux pas m’empêcher de huer.

Pour nous remettre de nos émotions, nous allons dîner dans le coin, à la Columbia Harbour House, un restaurant looké comme une taverne de marins en Nouvelle-Angleterre, où on sert essentiellement du poisson et des fruits de mer. Mon burger de saumon a été validé !  

Frontierland

Liberty Square se prolonge par un land beaucoup plus grand : Frontierland, dédié à tout ce qui se trouve à l’ouest du Mississippi et plus précisément, au Far West. Les espaces y sont larges et ouverts comparés aux autres. On trouve l’Île de Tom Sawyer, celle où Tom et son ami Huckleberry Finn, s’enfuyaient et projetaient de devenir pirates. Elle est sensée se trouver sur le Mississipi et le grand fleuve étant considéré comme la « frontière » entre l’est et l’ouest, il est logique qu’elle marque la transition entre Liberty Square et Frontierland. On évolue dans un décor évidemment de western avec maison en bois et saloon. Les stars ici s’appellent Splash Moutain (qui sera bientôt refaite sur le thème de « La Princesse et la grenouille » et surtout, The Big Thunder Mountain Railroad. Le pitch : Big Thunder Moutain est une mine d’or hantée ! Peu après la découverte de l’or dans la mine, des drôles de choses ont commencé à se passer par ici, notamment des wagons qui démarraient tout seuls ! Le décor est assez spectaculaire puisqu’il est inspiré de Monument Valley avec un soupçon de Yellowstone. Et on s’est bien marrées après avoir embarqué dans les wagons de la mine. Ça secoue !

Mon sentiment après la visite ? Bien que le Magic Kingdom soit celui qui a fait naître le mythe de Disney dans le domaine des parcs d’attractions, c’est celui qui m’a laissé le plus froide. Peut-être à cause du côté fourre-tout et un peu vieillot (malgré certaines nouvelles attractions) du parc ? La magie n’a pas vraiment opéré mais j’y ai quand même passé un excellent moment !

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