Visite de Walt Disney World en Floride : EPCOT

EPCOT sera le 3e (et dernier) parc d’attractions de Disney World qu’Emma et moi allions visiter. Construit suite à une idée complètement utopiste de Walt Disney, c’est le deuxième né après le Magic Kingdom et avant Hollywood Studios. Le quatrième étant Animal Kingdom, que nous ne verrons pas (il aura fallu faire un choix). EPCOT, c’est le monde des découvertes et de l’émerveillement face à notre monde, à notre univers et tient une place à part chez Disney World. Vous découvrirez vite pourquoi il est devenu notre préféré.

On avait gardé le meilleur pour la fin : EPCOT, LE parc que je rêvais de visiter étant petite, bien plus que le Magic Kingdom. À l’origine, EPCOT (Experimental Prototype Community of Tomorrow) avait été imaginé par Disney comme véritable communauté urbaine expérimentale et faisait partie de plans initiaux de Disney World. Tonton Walt envisageait d’y implanter une vraie ville avec un centre urbain, des zones résidentielles, industrielles, commerciales, des écoles… où les habitants se déplaceraient en transports publics (en monorail) tandis que les quelques voitures qui resteraient circuleraient dans des tunnels et pourvue des dernières innovations. Des innovations qui seraient continuellement mise en place au fur et à mesure du progrès. Une véritable communauté de 20.000 personnes qui aurait à la fois servi de « test » grandeur nature de la ville de demain. Bref, un projet très ambitieux que Walt Disney ne verra jamais se concrétiser puisqu’il meurt en 1966.

Au fil des années, le projet évolue. De communauté futuriste, on ne retiendra que l’aspect « innovation » d’EPCOT et il est décidé que ce nouveau parc serait dédié à la fois à la science et la technologie mais aussi à la fraternité entre les peuples grâce à une mini « Exposition universelle ». Bien que le concept ait évolué et se soit adapté au fur et à mesure de son existence, ce sont toujours les deux piliers d’EPCOT.

Le parc est divisé en 4 « quartiers » : World Celebration, World Discovery, World Nature et World Showcase, les 3 premiers était dédiés à différents aspects du progrès scientifique et technologique.

Pour rester brève, je ne parlerai que des attractions qu’Au Gout d’Emma et moi avons faites. Chaque pavillon contenant bien plus que ce que je ne raconterai.

World Celebration

C’est ici que se trouvent l’entrée principale d’EPCOT ainsi que le pavillon qui est depuis devenue le symbole d’EPCOT : Spaceship Earth, une immense sphère géodésique toute en métal. Je suis excitée comme une puce lorsque je le vois enfin… et on dirait qu’elle a été récemment rénovée tellement elle rutile même sous un matin un peu gris.

Celebration est dédié à tout ce qui relie les êtres humains entre eux et au monde : la communication, l’imagination, les arts…  

Parlant d’imagination, elle a son propre pavillon : Imagination! En forme de pyramide tronquée, ce pavillon est un des plus reconnaissable avec son look retro-futuriste. A l’intérieur, plusieurs attractions mais celle que nous essaierons sera Journey into Imagination with Figment, une dark ride en compagnie de Figment, un petit dragon violet, à travers le « laboratoire de l’imagination » dirigé par un scientifique qui n’est autre qu’Eric Idle, un des Monty Python.

Spaceship Earth aussi cache une dark ride où les visiteurs parcourent des milliers d’années d’histoire de la communication entre humains, depuis le paléolithique jusqu’à aujourd’hui, le tout raconté par Judi Dench. Les différentes scènes (Gutenberg dans son atelier, un homme dans son garage qui construit son propre ordinateur…) sont peuplées d’animatroniques sont accompagné d’une musique adaptée pour chacune d’entre elles. Je n’aurai jamais imaginé çà à l’intérieur de cette grande sphère. Et on a bien eu le temps d’en profiter puisque nous sommes restés coincés au tout début du parcours pendant ce qui semblait être un bon quart d’heure. La fin du parcours permet aux visiteurs de répondre à quelques questions sur l’écran tactile de leur véhicule afin d’imaginer leur futur.  

World Discovery

World Discovery est le « quartier » des avancées scientifiques et technologiques mais aussi, de l’exploration spatiale. Et si tu me suis depuis un moment, Lectrice, Lecteur, tu sais que l’espace et moi, c’est une longue histoire d’amour aussi, lorsque j’ai vu Mission : SPACE, un simulateur de vol spatial, je me suis sentie comme une petite fille le jour de la Saint-Nicolas ! C’est assez simple. Il faut d’abord choisir entre deux missions : la verte (vol orbital, plus facile) ou l’orange (vol vers Mars, pour les cœurs mieux accrochés). L’idée est que nous sommes dans un centre d’entrainement pour missions spatiales et que nous nous apprêtons à réaliser notre première mission. Divisés en équipe de 4, chacun reçoit un rôle (pilote, commandant, ingénieur ou navigateur) avant d’entrer dans la capsule et de commencer la mission. Petit conseil : faîtes d’abord la mission verte avant de savoir si vous voulez tenter la mission orange. La simulation de l’arrachement du vaisseau à la gravité terrestre est très réaliste dans la mission orange et si tu es sujet-te au mal des transports et que tu as le palpitant un peu fragile, Lectrice, Lecteur, il faudra passer ton chemin. Emma et moi, on a adoré !

A notre grand regret, la toute nouvelle attraction sur le thème des Guardians of the Galaxy : « Guardians of the Galaxy: Cosmic Rewind », n’était pas encore ouverte. Il est compris dans un immense pavillon « Wonders of Xandar » qui sert un peu « d’ambassade » de la planète Xandar, le monde des Nova Corps. Cela dit en passant, j’ai été très étonnée de voir si peu d’attractions liées au monde de Marvel (je crois d’ailleurs que c’est la seule) alors que Disneyland Paris possède un Avengers Campus.

World Nature

Comme son nom l’indique, les merveilles de la nature et comment la préserver sont les thèmes de ce troisième quartier d’EPCOT. Plusieurs pavillons (dont un en construction dédié à l’eau et qui tournera autour du personnage de Moana) sont à visiter.

Nous allons d’abord visiter « The Seas » dans une « dark ride » à la recherche de… Némo, évidemment pendant une reposante petite plongée sous l’océan. Une section du pavillon abrite aussi un grand aquarium mais aussi, un centre de réhabilitation pour les lamentins blessés. Les eaux chaudes de la Floride font partie de l’habitat de ce mammifère marin qui semble être un croisement entre un phoque et un morse. En danger d’extinction et quelque fois blessés par des bateaux, certains atterrissent donc ici pour leur convalescence.

L’autre pavillon, « The Land » se penche sur l’interaction entre la terre et les hommes (l’agriculture, l’écologie…). On commence par une petite balade en bateau avec « Living with the Land ». Une attraction plutôt reposante qui nous fait traverser différents biomes avant d’arriver dans la « ferme expérimentale » de Disney où tout une variété de plantes sont cultivées de différentes manières toutes plus innovantes les unes que les autres : hydroponie, techniques de culture verticale, aéroponie… Les fruits et légumes récoltés dans cette mini-ferme sont utilisés dans les restaurants du World Nature. Tellement innovant que le Département américain de l’agriculture y a un labo. Etonnamment, c’est justement cette ferme que je me souviens d’avoir vu dans mes émissions d’enfance. L’hydroponie existait déjà mais les connaissances étaient moins avancées qu’aujourd’hui évidemment mais me retrouver là m’a donné un drôle de sentiment : celui d’avoir accompli un souhait d’enfance.

Les amateurs de sensations un peu plus fortes préfèreront « Soarin’ Around the World », une simulation de vol en deltaplane au-dessus des merveilles du monde présentée dans une salle pour cinéma IMAX.

World Showcase

Enfin, nous voilà au quatrième et dernier « quartier » d’EPCOT et pas le moindre : le World Showcase est une espèce de mini-exposition universelle où une poignée de pays (11) sont représentés par divers pavillons organisés autour d’un grand lac. Ces pavillons représentent les paysages, l’architecture, la culture et les monuments célèbres de ces différents pays et abritent magasins, restaurants et attractions. Ces onze pays sont : la France, le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis, la Norvège, le Mexique, la Chine, le Japon, le Maroc, l’Allemagne et l’Italie. Entre deux pavillons, le parc a placé un « African Outpost » ressemblant à une petite station de brousse, ce qui est un peu peu pour représenter l’Afrique sub-saharienne ‘et limite un peu insultant) MAIS, il faut savoir que ces pavillons ont été construits, et souvent financés, par les pays qu’ils représentent et vu la taille, on peut dire que le budget doit être passablement élevé !

Le premier pavillon que nous avons visité est celui de la France. En vérité, c’est même le tout premier du parc que nous ayons vu. Arrivée pile pour l’ouverture, Emma et moi avons traversé tout EPCOT à petites foulées (je ne rigole pas, le pavillon est de l’autre côté du parc) pour arriver le plus tôt possible dans la file pour Remy’s Ratatouille Adventure, l’une des attractions les plus prisées du parc. Les habitués de Disneyland Paris ne seront pas dépaysés, c’est quasi la même : les visiteurs sont embarqués dans une dark ride avec projection de film 4D. Le principe ? Nous sommes réduits à la taille de petite souris et devons naviguer les cuisines et la salle du restaurant « Gusteau’s ». Et je dois dire qu’on s’est bien amusées ! L’autre attraction que nous avons testée est The Beauty and the Beast Sing-along. Au Palais du Cinéma, une projection inédite de la belle et la Bête est projetée aux spectateurs puisque le conte classique est revu à travers les yeux de Le Fou, l’acolyte de Gaston. Pendant le film, les spectateurs sont encouragés à chanter les chansons du film (avec peu de succès, il faut le dire). Quant au Pavillon lui-même, c’est un peu tous les clichés parisiens rassemblés en un espace réduit : les bâtiments haussmanniens, la tour Eiffel, les restaurants et boutiques qu’on pourrait trouver Champs-Élysées et même les bords de Seine le long d’un canal qui mène au lac. C’est comique et même temps impressionnant !

Un des points positifs justement des pavillons, c’est que l’on peut trouver des boutiques avec des produits venant directement de là-bas. Le pavillon japonais est d’ailleurs à ne pas manquer. C’est sans doute la boutique la plus grande du World Showcase et si vous êtes fans de culture nipponne, vous allez halluciner (votre portefeuille risque par contre de faire une syncope).

Nous avons beaucoup aimé les pavillons du Royaume-Uni (où nous avons surpris Mary Poppins dans des jardin d’une reproduction d’Hampton Court), celui du Canada (et sa reproduction du Château Frontenac à Québec), le Pavillon du Maroc (le pays a fait venir des dizaines d’artisans pour y travailler, c’est celui qui semble le moins artificiel) et celui du Mexique où l’essentiel se cache à l’intérieur d’une pyramide maya qui cache une véritable plazza intérieure et une attraction en bateau Gran Fiesta Tour Starring The Three Caballeros. Les plus décevants ? Le pavillon allemand qui ressemblait trop à un décor de carton-pâte et le pavillon italien, qui s’est contenté de reproduire Venise comme à Las Vegas.

Plus ou moins au milieu des autres pavillons se trouve celui dédié aux Etats-Unis, The American Adventure. Il consiste en un grand bâtiment et un restaurant, tous les deux de style colonial. Le bâtiment principal donne l’impression d’entrer dans le Congrès américain. En attendant le spectacle, nous avons droit à un petit concert des Voices of Liberty, un groupe a capela qui interprète des chansons typiquement américaine (« This Land is My Land », par exemple). Après ce petit intermède musical, on peut prendre le temps de regarder des objets exposés (notamment une collection d’art et d’artisanat amérindiens) avant d’être invités à rejoindre le théâtre où deux grands Américains (Benjamin Franklin et Mark Twain) narrent « l’expérience américaine » depuis l’arrivée du Mayflower jusqu’à aujourd’hui. C’est évidemment fort patriotique et on le prendra avec un grain de sel mais comme d’habitude ici, c’est plutôt bien fait !

Notre expérience à EPCOT se conclura au pavillon norvégien où se trouve l’attraction où il faudra patienter le plus (je crois qu’on était 2h dans la file) : Frozen Ever After, consacré à la Reine des neiges. On peut vous dire que cette sympathique dark ride très musicale vaut quand même l’attente quand on est fan. Surtout quand on arrive au palais des glaces d’Elsa.

Où manger à EPCOT ?

EPCOT est peut-être un des meilleurs endroits de Disneyland pour manger étant donné que chaque pavillon du World Showcase possède plusieurs restaurants ou snacks mettant en avant la gastronomie des différents pays. Le plus difficile est donc de choisir ! Petit détail amusant : historiquement, EPCOT était aussi le seul parc où on pouvait consommer et acheter de l’alcool.

Regal Eagle Smokehouse

A midi, nous avons opté pour la Regal Eagle Smokehouse du pavillon américain. Il faut dire qu’on avait VRAIMENT envie de manger du barbecue. Etonnamment, le restaurant tourné autour du thème des Muppets. Pas besoin de réserver ici et ça va assez vite. J’ai opté pour le Texas Beef Brisket, servi entre deux grosses tranches de pain à l’ail toasté avec une petite coleslaw en accompagnement et Emma et moi pouvons dire que c’était vraiment pas mal du tout ! Le tout, à dévorer en terrasse ou dans l’énorme salle qui a un look de grande salle des fêtes. Le restaurant sert aussi des bières artisanales mais, histoire de garder la tête sur les épaules, nous nous sommes contentées de soft.

La Hacienda de San Angel

Pour le soir, vu que c’était notre dernier jour chez Disney, nous avons opté pour un restaurant un peu plus « fancy » au sein du pavillon mexicain : La Hacienda de San Angel, juste au bord du lac. Le décor est celui d’une vieille hacienda coloniale et au menu, c’est margaritas et spécialités mexicaines un peu plus raffinées que de simples tacos (même si vous en trouverez). Le service est particulièrement enjoué et on s’est régalées. Ça faisait du bien de se poser et d’avoir un véritable dîner, servi à table. Attention, ce genre restaurant nécessite une réservation chez Disney.  

EPCOT International Flower & Garden Festival

Chouette coïncidence, le mois de mars et celui où se tient un grand festival horticole à EPCOT. Nous avons donc pu profiter de toutes les installations : sculptures de plantes en forme de personnages Disney, parterres joliment fleuris… mais le festival est aussi l’occasion d’assister à des concerts, à des ateliers, profiter de restaurants « pop-ups » en plein air qui ouvrent uniquement pour l’occasion… Cela ajoute au charme du parc.

Vous l’aurez compris, même si sur le papier, EPCOT ne semble pas le plus excitant des parcs. Moins identifiable que Hollywood Studios ou le Magic Kingdom, avec moins d’attractions aussi, c’est malgré tout celui qui nous a le plus plu (probablement nos cœurs de voyageuses ont été touchés par tous ces pavillons et cette impression de faire le tour du monde en un jour). C’est aussi celui qui me semblait le plus « adulte ». Mon seul regret ? Ne pas avoir trouvé de magnet qui représentait la sphère « Spaceship Earth ». J’ai eu beau chercher, je n’en ai pas trouvé alors que nous étions au royaume du merchandising. The shame !!!  

 

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