- Quelque part en , Islande -

March 2014

Halló, Ísland : A la chasse aux aurores boréales

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Encore toute relaxée par le passage entre bains chauds et froids du Fontana, je regarde le paysage islandais s’enfoncer dans la nuit. Le ciel reste clair. Ça veut dire qu’il y aura des chances de voir les aurores boréales. Les prévisions en ligne ne sont pas optimistes mais c’est loin d’être une science exacte! Lorsque le bus arrive à l’hôtel, le ciel s’est couvert d’étoiles et à la réception, on m’informe que l’excursion du soir se passera belle-et-bien (chaque hôtel est informé à l’avance selon les conditions météo et je recommande d’attendre la fin d’après-midi avant de réserver votre billet, histoire de savoir sil l’excursion est maintenue ou pas). Dès ma sortie du bus, je réserve donc mon ticket. Je tue les deux heures d’attente et me revoilà dans un nouveau bus, avec mon trépied, mon appareil, et croisant les doigts pour voir quelque chose. Les aurores boréales (ou plutôt “aurores polaires“, puisqu’on les voit aussi dans le sud), j’en rêve depuis que je suis toute petite! Ces espèces de fantômes des rayons du soleil sont la première raison pour laquelle je suis venue.

La première règle dans la chasse aux aurores boréales, c’est de sortir de la ville. Au plus noire la nuit, au plus spectaculaire les aurores seront! La Lune compte évidemment comme source de “pollution lumineuse”. Elle n’est justement pas encore levée!

Deuxième règle: c’est plutôt vers 23h qu’elles apparaissent.

Pour respecter ces deux rêgles, nous allons donc rouler pendant une bonne heure, dans la campagne islandaise, avant de rejoindre une ferme où, entre l’attente, et on éspère l’observation, nous pourrons nous réchauffer.

Il est près de 21h30 lorsque nous arrivons à la ferme. … et je commence à grincer des dents. Je pensais que les deux bus de la même compagnie seraient les seuls présents, ce qui fait déjà beaucoup de monde mais non… il s’agit de plusieurs bus! J’entre dans le hall qui va nous accueillir: il y a des centaines de personnes et quasi tous les sièges sont pris. Je ne m’en formalise pas trop: je ne suis pas là pour passer la nuit à boire du chocolat chaud, mais pour voir un phénomène de la nature! Dehors, il fait noir, et bien noir malgré les quelques rares lumières de la cours de la ferme. Des écrans de smartphones luisent de temps en temps, en guise de lampes de poche. Heureusement, le froid reste modéré… Entre1 et 0°C. C’eut pu être pire! Mais tout observateur de la voûte étoilée sait que même en été, il faut prévoir de quoi se couvrir! Sur la durée, le froid peut se faire sentir très fort.

Tant bien que mal, dans le noir, j’installe et stabilise mon trépied, puis y fixe mon appareil. Un Panasonic GF6, c’est à dire un réflex 3/4, pas tout à fait vraiment un reflex, mais pas non plus un point et shoot. L’appareil qui me convient le mieux et qui est un compromis entre qualité des images et facilité d’utilisation. Je mets mon appareil en full manuel pour mieux le contrôler et commence par faire quelques essais. En manuel non seulement pour la vitesse et le diaphragme, mais aussi pour la mise au point, puisqu’il fait trop sombre pour que l’appareil puisse faire une mise-au-point automatique tout seul et là:  cata. Cet appareil a pour particularité de ne pas avoir de viseur : tout est contrôlé depuis l’écran (un viseur, peut, il me semble, être acheté séparément) et sur l’écran, eh bien on ne voit quasi rien, puisqu’il fait noir. Déjà à travers un viseur, ls étoiles ne sont pas facile à distinguer, sur un écran, qui magnifie les zones de mise-au-point, ce qui vous facilite normalement la vie, zoomer sur une étoile, ce n’est pas facile. Il faudrait d’abords viser juste, et espérer qu’on la voie à l’écran. Chouette! Mais comme il s’agit d’objet très distant, je mets la “bague” de mise au point sur l’infini, la vitesse d’obturation à une minute, le plus que puisse accorder cet appareil pour voir ce que ça donne (et de partir vers une vitesse plus rapide par après) et lance un premier essai. Rien. Un deuxième: rien. Je change de position en dirigeant l’appareil vers une source de lumière pour essayer de faire une mise au point: et re-rien!  Après une dizaine d’essai, j’ai froid et je suis complètement frustrée. En plus, le terrain n’est pas très grand, et une partie de la vue est bouchée.

Comme les aurores tardent à arriver, je décide de rentrer me réchauffer. Les deux salles qui nous accueillent sont pleines à craquer et le brouhaha est tel que j’en ai mal à la tête! Boudeuse, je vais trouver une pelote place et serre la tasse de chocolat chaud aussi fort que je peux pour me réchauffer les mains en me maudissant. Pourquoi je ne conduis pas? J’aurai pu louer une voiture, prendre le large avec un thermo de thé bien chaud et faire çà par moi-même? Ou bien de passer plusieurs nuits en dehors de Reykjavik (ce que je vous recommande) ? Mais voilà, j’étais seule, pour trois jours, et ce soir était mon unique chance. Et avec les 3 dernières excursions annulées, j’aurai bien dû déduire que la foule serait au rendez-vous.

Après plusieurs aller-retours entre l’intérieur et l’extérieur, de nouveaux essais un peu plus réussis mais toujours pas satisfaisants, ainsi que plus de deux heures passées à attendre un ciel qui reste implacablement d’encre, les organisateurs décident de rentrer. Reste l’espoir d’en voir sur le chemin. Des informateurs sont également à l’affût dans la région, au cas où les aurores se montreraient mais les réponses aux questions de notre guide resteront négatives.

Belles et capricieuses, c’est ainsi que sont les aurores.

Et tu sais quoi, Lectrice, Lecteur? C’est tant mieux. Parce que je suis déjà en train de préparer ma revanche. 😀

Mais en attendant, je vais potasser les conseils avisés de Cédric Matthey sur “Où et comment photographier les aurores boréales ?

Encore toute relaxée par le passage entre bains et froids, je regarde le paysage islandais s’nfoncer dans la nuit. Le ciel reste clair. Ca veut dire qu’il y aura des chances de voir les aurores boréales. Les prévisions en ligne ne sont pas optimistes mais c’est loin d’être une science exacte! Lorsque le bus arrive à l’hôtel, le ciel s’est couvert d’étoiles et à la réception, on m’informe que l’excursion du soir se passera belle-et-bien (chaque hôtel est informé à l’avance selon les conditions météo et je recommande d’attendre la fin d’après-midi avant de réserver votre billet, histoire de savoir sil l’excursion est maintenue ou pas). Dès ma sortie du bus, je réserve donc mon ticket. Je tue les deux heures d’attente et me revoilà dans un nouveau bus, avec mon trépied, mon appareil, et croisant les doigts pour voir quelque chose.
La première rêgle dans la chasse aux aurores boréales, c’est de sortir de la ville. Au plus noire la nuit, au plus spectaculaire les aurores seront!
Deuxième rêgle: c’est plutôt vers 23h qu’elles apparaissent.
Pour respecter ces deux rêgles, nous allons donc rouler pendant une bonne heure, dans la campagne islandaise, avant de rejoindre une ferme où, entre l’attente, et on éspère l’observation, nous pourrons nous réchauffer.

Il est près de 21h30 lorsque nous arrivons à la ferme. … et je commence à grincer des dents. Je pensais que les deux bus de la même compagnie seraient les seuls présents, ce qui fait déjà beaucoup de monde mais non… il s’agit de plusieurs bus! J’entre dans le hall qui va nous acceuillir: il y a des centaines de personnes et quasi tous les sièges sont pris. Je ne m’en formalise pas trop: je ne suis pas là pour passer la nuit à boire du chocolat chaud, mais pour voir un phénomène de la nature! Dehors, il fait noir, et bien noir malgré les quelques rares lumières de la cours de la ferme. Des écrans de smartphones luisent de temps en temps, en guise de lampes de poche. Heureusement, le froid reste modèré… Entre1 et 0°C. C’eut pû être pire! Mais tout observateur de la voûte étoilée sait que même en été, il faut préoir de quoi se couvrir! Sur la durée, le froid peut se faire sentir très fort.
Tant bien que mal, dans le noir, j’installe et stabilise mon trépied, puis y fixe mon appareil. Un Panasonic GF6, c’est à dire un réflex 3/4, pas tout à fait vraiment un réflex, mais pas non plus un point et shoot. L’appareil qui me convient le mieux et qui est un compromis entre qualité des images et facilité d’utilisation. Je mets mon appareil en full manuel pour mieux le contrôler et commence par faire quelques essais. En manuel non seulement pour la vitesse et le diaphagramme, mais aussi pour la mise au point, puisqu’il fait trop sombre pour que l’appareil puisse faire une mise-au-point automatique tout seul et là: cata. Cet appareil a pour particularité de ne pas avoir de viseur.: tout est contrôlé depuis l’écran (un viseur, peut, il me semble, être acheté séparément) et sur l’écran, eh bien on ne voit quasi rien, puisqu’il fait noir. Déjà à travers un viseur, ls étoiles ne sont pas facile à distinguer, sur un écran, qui magnifie les zones de mise-au-point, ce qui vous facilite normalement la vie, zoomer sur une étoile, ce n’est pas facile. Il faudrait d’abords viser juste, et espèrer qu’on la voie à l’écran. Chouette! Mais comme il s’agit d’objet très distant, je mets la “bague” de mise au point sur l’infini, la vitesse d’obturation à une minute, le plus que puisse accorder cet appareil et lance un premier essai. Rien. Un deuxième: rien. Je change de position et bougeant





  1. chrissand
    le 13.12.2017

    Comme c’est frustrant de ne pas avoir pu prendre les aurores en photos. Et du coup tu payes quand même l’excursion en bus? Car c’était une sortie organisée?
    Le mieux est donc d’avoir sa propre voiture de loc pour être autonome et se poser là où on souhaite…?

  2. Melissa
    le 13.12.2017

    Oui, oui, Chris! C’était une sortie organisée. Le seul moyen possible de sortir de la ville quand on ne conduit pas. 😉 En général, tu as droit à un “do-over”, si les aurores ne se montrent pas et que tu veux retenter le coup mais comme je partais le lendemain matin, pas de chance!
    Et le gros désavantage de la voiture, c’est que tu ne trouveras pas d’endroit pour aller te réchauffer.

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