- Uturoa , Raiatea -

June 2016

Raiatea, la sacrée et Taha’a, la sauvage

J’ai le cœur gros en quittant Moorea, et surtout la famille de Mamie Caro… il faudra bien la perspective d’aller plus loin encore plus loin que Tahiti et W, les deux sœurs des Îles de la Sociétés… Tahiti est comme une petite ville, et Moorea sa proche banlieue.  Déjà rien que poser le pied dans l’aérodrome de Moorea donnerait au plus casanier d’entre vous, Lectrice, Lecteur, la sensation d’être un(e) aventurier/ère. On dirait d’ailleurs plus une gare routière… L’accès au tarmac est pourtant fermé mais on dirait que c’est pour rire! C’est ici que je vais découvrir les charmes d’Air Tahiti, la compagnie “nationale” de Polynésie française. Si Air Tahiti Nui, sa grande sœur long-courrier, porte une livrée aux couleurs des lagons, Air Tahiti est rouge comme les braises feux autour duquel on danse le tamure. Pas de place attribuée, on s’y installe où on veut pendant que la sono diffuse de vieux tubes polynésiens. On entendrait presque craqueler un vinyle.

Raiatea, la verte

Une petite heure plus tard, m’y voilà… Raiatea, une île dont j’avais à peine entendu parlé avant de planifier mon voyage… elle est donc entourée de mystère mais quand, à l’atterrissage, j’aperçois l’immense lagon qui l’entoure ainsi que sa petite sœur, Taha’a et je tombe déjà sous le charme… d’autant plus qu’à la sortie de l’aérodrome, Bruno, le propriétaire de la pension où je vais résider, est là pour me conduire à bon port.

C’est que la pension est à quelques kilomètres d’Uturoa, la petite ville principale de l’île.

Débarquée à la Pension des 3 cascades, j’ai une surprise. C’est la saison basse et pour le moment, je suis l’unique cliente. Résultat : Bruno m’a upgradé d’une chambre vers un bungalow ! Ma tête doit lui être sympathique. Ou alors c’est la magie de la voyageuse solitaire qui opère et qui fait qu’on est particulièrement bienveillant à mon égard ? Sous des aspects un peu bourru, c’est un homme affable que je vais découvrir au fur et à mesure des discussions. Venu de métropole, il a passé quelques temps à Tahiti avant de venir s’établir à Raiatea, et de ne plus vouloir la quitter. « Trop de monde à Tahiti ! Je ne pourrais pas vivre là-bas ». Une phrase que je vais souvent entendre dans les îles et qui me fera sourire à chaque fois.

Mon bungalow est spacieux, tout en bois, avec un porche et une cuisine à l’extérieur où rien ne manque : frigo, vaisselle, ustensiles… J’en ferai bien mon quotidien, je dois dire et j’ai soudain la sensation d’être loin, très loin du reste du monde ! Mais il reste une île à explorer est comme nous sommes déjà en milieu d’après-midi, pas de temps à perdre. J’emprunte un des vélos disponibles à la pension et me mets immédiatement en route pour longer la côte sud-est de Raiatea pour une petite heure… Pour quelqu’un qui ne conduit pas, le vélo, c’est le synonyme de la liberté, de pouvoir se rendre là où nos mollets peuvent nous porter. Heureusement pour moi, la route circulaire borde la côte et est plutôt plate… même s’il y a quelques pentes à négocier..

La première chose qui frappe, c’est le côté sauvage et préservé de l’île. Pas de plage de rêve à Raiatea, à part sur les motus parsemés dans le lagon, mais une nature sauvage et surtout, la seule rivière navigable de toute la Polynésie la Faroa’a qui vient se jeter dans la baie du même nom, une baie profonde, à la superbe couleur bleu-vert foncé, qui s’enfonce loin dans les terres. Entouré de montagnes, ce doit être la plus jolie vue de toute l’île ! On peut d’ailleurs faire des excursions en pirogue sur la Faroa’a, ce que je regrette de ne pas avoir fait.

Prendre de la hauteur

Ce ne sera pas la seule que je verrais. Sur les recommandations de Bruno, le lendemain, je reprends le vélo pour rejoindre Uturoa où se trouve le sentier pour atteindre le sommet du Mont Tapioi

Une randonnée plutôt facile, même si ça grimpe pas mal, qui me promet une vue inoubliable sur la côte nord de l’île, le lagon et l’île de Taha’a. Le départ se trouve entre la gendarmerie d’Uturoa et la poste. Le sentier est plutôt champêtre, bien balisé, plein d’herbe vert tendre qui contraste avec le vert foncé des sapins et des cocotiers. De temps en temps, un troupeau de vaches en liberté vient vous barrer la route, et il faut slalomer quelques fois entre les bouses pour arriver au bout mais en tout cas, on ne risque pas de se perdre, j’y ai croisé quelques joggeurs qui montaient et descendait allègrement de la colline. Normalement, ça prend une bonne heure mais votre blogueuse étant du genre paresseuse, on compte 2 heures, pour faire beaucoup de pauses photo. Une fois arrivé en haut, c’est à couper le souffle ! L’immense lagon qui entoure les îles jumelles de Raiatea et de Taha’a s’étale sur l’océan comme un grand collier de turquoises posés sur un coussin de soie bleu marine. Je n’ai qu’une envie : m’y plonger, là, maintenant ! Sauter de mon promontoire et m’envoler avant de me lancer à corps perdu dans l’océan. Seule ombre au tableau : le fil de la ligne téléphonique qui vient vous rappeler que la civilisation n’est pas loin. Mais voilà, l’idée de me baigner ne me quitte pas et je compte bien l’assouvir !

Raiatea et sa drôle de piscine

Je redescends donc en ville et fait un crochet par le port, un peu à l’écart, se cache une curiosité : l’ancienne piscine d’Uturoa. On ne sait pas bien pourquoi, alors que nous sommes en plein Pacifique, les autorités avaient décidé de construire une piscine municipale… sauf que le mur qui fermait la piscine fut mal construit et s’écroulât. Voilà donc notre piscine complètement ouverte sur l’océan ! Reste l’échelle et les aménagement en béton et qui servent toujours puisqu’une classe est en train d’y faire un cours de natation ! Et franchement, apprendre à nager entourés de poissons tropicaux, je ne sais pas toi, Lectrice, Lecteur, mais moi, il y a de quoi me dissuader de sécher la piscine !

Un peu à l’écart pour ne pas gêner, je pars me baigner dans une eau chaude et claire. Parfait après cette longue balade au soleil ! En sortant de l’eau, un petit banc à l’ombre d’un palmier me fait de l’œil et je m’y installe pour lire pendant que je sêche en soupirant d’aise. Mon petit diable indolent adore, et se régale ! Je pourrais prendre vote goût à ce genre de vie ! Quand je rentre, Bruno et Élodie son amie sont là pour m’accueillir avec le sourire. On partage une bière, à l’ombre du patio, j’en profite pour écrire, regarder mes photos, le wi-fi est là pour me connecter au reste du monde et je me demande de quoi de plus j’aurai besoin ?

Taha’a, l’île soeur

Mais comme il faut toujours un retour de balancier, lorsque je rentre, je m’aperçois que mon nouvel appareil-photo, acheté au prix fort il y a un mois à peine en Argentine, ne fonctionne plus. Malgré la recharge de la batterie, rien à faire. L’appareil refuse de s’allumer et je ne reste pas assez longtemps au même endroit pour le faire réparer. Me voilà donc dans un des endroits le plus photogénique au monde… et je n’ai pas d’appareil-photo correct. J’en ai presque envie de pleurer de rage ! Certes, il reste la GoPro et mon smartphone, mais comment cadrer sans écran avec la GoPro ? Et la qualité de l’appareil-photo du smartphone n’est pas des plus optimales. Je vais pourtant devoir me résigner.

La loi de Murphy voulant que mes malheurs ne s’arrêtent pas là, je pensais pouvoir mettre à profit mon brevet de plongée fraîchement acquis mais voilà, Moorea m’a refilé une petite sinusite ! Impossible donc de plonger avec des sinus en souffrance donc, je vais devoir me contenter de snorkeling (ce qui est déjà limite). Je réserve donc l’excursion bleue proposée par Bruno. Une excursion d’une journée entière qui me fera découvrir le lagon et quelques atouts de la belle Taha’a. Mon point de rendez-vous n’est pas la gare maritime mais bien un petit ponton à 500 mètres de la pension, posé là comme un arrêt de bus. Un petit catamaran ne tarde pas à arriver : je suis la dernière des aventurière du jour et c’est Teva, le capitaine, qui sera notre ange gardien. Souriant, enjoué, bavard, il va nous amuser toute la durée de cette journée très polynésienne. « C’est le plus beau lagon de toute la Polynésie » déclare t-il fièrement. Et je ne suis pas loin de le croire !

Il y a quelque chose d’étrange à naviguer dans les eaux très peu profonde d’un lagon ! C’est comme si on survolait une eau d’un bleu clair éclatant et qui semble vibrer sous le soleil. Au loin, on aperçoit deux silhouette bleue : c’est Bora-Bora et Huahine Un soleil qui joue à cache-cache avec les nuages. Les seules grimaces de mauvaise humeur que je remarquerai sur le visage de Teva, sera à cause de la météo. « Il y a un grain qui se prépare. » dit-il presque rêveusement. De gros nuages montés comme des montagnes de Chantilly grandissent à l’horizon tandis que d’autres déversent des trombes d’eau au large.

Pendant ce temps là, nous sommes arrivés au jardin de corail de Taha’a, un joli endroit à côté d’un resort où il suffit de se laisser porter par le courant dans la passe et de regarder défiler un véritable aquarium ! L’eau est d’une clarté incroyable et la faible profondeur fait que l’on peut distinguer toutes les couleurs des coraux, des poissons tropicaux, des anémones de mer… C’est juste incroyable. Je n’ai jamais vu un corail si plein de santé, ni autant de poissons différents : perroquets, poissons anges, poissons anges, poissons sergents et plein d’autres ! J’ouvre l’œil au cas où nous croiseirions un requin à pointe noire ou une raie mais non, la faune reste des plus pacifique et avec le courant, on doit à peine nager pour se déplacer. Malgré le ciel qui s’assombrit au dessus de nos têtes, les couleurs restent éclatantes et j’ai l’impression d’être une Alice au pays des merveilles. Et quand je sors la tête hors de l’eau, le décor est tout aussi superbe ! Nous sommes entourés de cocotiers et une plage semble nous appeler pour se reposer.

Perles du Pacifique

Ce sera plutôt sur le bateau que nous allons reprendre notre souffle alors que le ciel est littéralement en train de nous tomber sur la tête : on à l’impression qu’on nous déverse dessus un seau d’eau qui semble sans fin. Juste au moment où nous arrivons dans la ferme perlière.

La perle est une des industries symbolique de la Polynésie française. Le label « perle de Tahiti » est une appellation contrôlée et gage de qualité. Il couvre toutes les perles cultivées en Polynésie française. Ce qui fait sa réputation, ce sont les couleurs de ses perles, allons du gris foncé à l’argent en passant par le vert, l’aubergine, le doré ou le cuivre. Et c’est assez fascinant puisque la culture de la perle implique tant la science que le hasard.

Et la dame qui nous accueille à la ferme perlière Champon va tout nous expliquer : pour faire une perle, il faut évidemment des huîtres et un nucleus en nacre. C’est autour de ce nucleus, considéré par l’animal comme une impureté, que l’huître va secréter de la nacre et entourer l’intrus de couche successive de nacre. L’opération relève de la chirurgie puisqu’il faut faire une incision dans l’huître pour y déposer le nucleus. Ça se fait d’ailleurs au scalpel. Il faudra attende entre 2 et 4 ans pour obtenir une perle. Traditionnellement, les Japonais étaient les maîtres de la greffe de la perle en Polynésie mais les choses changent ! Les Chinois sont de plus en plus nombreux, mais les Polynésiens aussi afin de mener cette délicate opération. En sachant que le taux de réussite n’est pas très élevé et que le taux de perles sans défaut, ou très peu, est, lui aussi, réduit, on comprend pourquoi une belle perle coûte le prix qu’elle coûte : c’est à dire plus de 1200 Euros pour une Top Gem nue. Une fois récoltées, les perles sont triées par sorte (ronde, ovales, baroques…), par taille, par couleur et classées selon leur qualité (symétrie de la forme, uniformité de la couleur et du nacre…) allant du Top Gem et A (sans ou avec très peu de défaut) au D (avec des défauts mais un bon lustre). Chaque bijou/perle vient avec son certificat de contrôle, prouvant l’origine de la perle et attestant de sa qualité. Je me suis fait un petit plaisir en m’achetant une simple perle de qualité D (la plus faible), qui me plaisait plus par son côté « brut » et simplement montée sur une cordelette en cuir. Prix ? 15 Euros. Pas trop mal pour une vraie perle de Tahiti !

Pendant que nous faisions notre shopping, la pluie a eu le temps de s’arrêter et nous allons nous restaurer sur un motu… où la police (ou était-ce la gendarmerie) du coin a ses habitudes. Voir les officiers de l’ordre en uniforme dans un tel environnement a quelque chose de si comique que nous ne pouvons pas nous empêcher de les dévisager pendant que Teva nous fait faire connaissance avec deux charmantes créatures : le poisson-pierre et le poisson porc-épic ou diodon, deux résidents des océans qu’il ne vaut mieux pas approcher ! Le premier n’est quelque fois pas possible à détecter, tellement son camouflage est efficace. Caché à côté de rocher, on le distingue à peine et en plus, le petit coquin aime à s’ensabler, ce qui le rend particulièrement dangereux pour les plongeurs. Ses épines dorsales, très venimeuses, peuvent même transpercer des semelles! Quand au diodon, à l’état normal, il semble plutôt inoffensif et même rigolo avec sa forme en”boite” et ses grands yeux mais sous l’effet du stress, ces poissons se gonflent et il montre ses épines dont les pointes sont toxiques! Ala place de Teva, je ne serais pas rasurée!

Taha’a, île vanille (mais pas que)

Une fois restaurés, nous nous reprenons le bateau pour accoster sur Taha’a et entrer dans les terres. C’est que Taha’a ne porte pas le surnom d’ « île vanille » pour rien. Si jamais, dans un magasin, vous trouvez de la « vanille de Tahiti », il y a de forte chance pour qu’elle soit en fait… de Taha’a, le nom de Tahiti étant plus évocateur. Dès que l’on entre, nous sommes saisis par l’arôme puissant des gousses en train de sécher… et j’ai toute une série d’image plus délicieuses les unes que les autres qui voguent devant les yeux : un quatre-quart, une crème glacée, de la crème anglaise, de la pâte à cupcakes pas cuite, une gaufre, du pain perdu… bref, tout ce qu’on peut imaginer et qui contient de la vanille passe en flash dans mon esprit. C’est une odeur et un goût qui reste gravé chez nous depuis l’enfance et pour la première fois, me voilà dans un endroit où on la produit !

Comment on obtient la vanille
L’épice “vanille” n’est autre que le fruit d’une orchidée-liane qui grandit sur des arbres, en symbiose. A la Maison de la vanille, cela se fait de manière naturelle. Les plans de vanille poussent en sous-bois et les orchidées sont pollinisées à la main ! Après 9 moins, telle une grossesse, les gousses de vanille apparaissent et deviennent brunes quand elles sont mûres. Elles ressemblent plus à un haricot qu’autre chose ! Il faudra alors les ébouillanter pour « tuer la gousse » et les laisser sécher au soleil pendant plusieurs heures et répéter l’opération plusieurs semaines jusqu’à ce qu’elles arrivent à n’avoir plus que 50% d’humidité, perdent la moitié de leur poids et acquièrent cette belle couleur noire caractéristique des gousses des vanilles. Les gousses sont ensuite mises en malle pour affinage (c’est là qu’elles développent leur arôme) et enfin, elles sont prêtes à être calibrées et empaquetée.

Et mazette ! Que dire du produit fini qui est juste incroyable ? Les gousses de vanille ont beau être scellées sous vide dans du plastique hermétique, le parfum arrive à imprégner le plastique et le sachet acheté (cher, même directement chez le producteur) parfumera mon sac à dos pour le reste du voyage !

L’autre découverte, c’est celle de l’huile de tamanu. Le tamanu (ou takamaka) est un arbre ou pousse un fruit dont on extrait une huile qui ressemble à de l’huile de d’olive mais sent comme de l’huile de noix. Si vous demandez à un(e) Polynésien(ne), on vous répondra que l’huile de tamanu guérit de presque tout : premièrement des maladie de peau, des brûlures ou des piqûres d’insecte, puis de rhumatisme et des ulcères. Cicatrisante et anti-bactérienne, elle sert aussi en massage pour détendre. Je repartirai également avec un petit flacon, à l’attention de ma grand-mère.

J’ai l’impression d’avoir pris une bonne dose de culture polynésienne et quand Teva me redépose sur mon ponton, j’ai l’impression d’avoir pris un immense bain de culture polynésienne !

Raiatea, coeur polynésien

Pas étonnant, puisque Raiatea est une île sacrée ! Avant de prendre mon avion pour ma prochaine étape, Odile se propose de m’emmener au Marae taputapuatea, un des plus important centre religio-culturel de tout le triangle polynésien. La légende veut que ce soit de Raiatea que les pirogues des aventuriers qui arrivèrent à Hawaii, Rapa Nui (l’Île de Pâques) et Aotearoa (la Nouvelle-Zélande) et que chacun ait emporté avec soi une pierre du Marae pour en fonder un nouveau, là où arriveraient les pirogues.  Dédié originellement à Oro, dieu de la guerre, le marae a un status international et est devenu comme une espèce de lieu de pèlerinage spirituel pour tous les polynésiens. C’est le plus grand, et le plus beau des marae et à ce titre, il espère être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

A nouveau, il faut pouvoir s’imaginer le site lorsqu’il l’était au temps de sa splendeur. Les Polynésiens ne construisant que les plateforme en dur, et quelques tikis, il ne reste rien des demeures des dieux ou des maisons des prêtres mais la largeur de la plateforme du marae laisse une idée de l’ampleur du site. Et le lieu est plutôt idyllique! Il est juste à côté d’une jolie petite plage et en face d’une passe sacrée à travers le lagon. Passe par laquelle les navigateurs allaient affronter l’immense océan.  Et leurs descendant, venus à Raiatea rendre hommage, ont laissé leurs noms sur des statues. Difficile d’admettre que l’art polynésien de la navigation est à présent quasi perdu!

Odile, son bébé sous le bras, me ramène à la pension, juste le temps de prendre ma valise et de m’emmener vers l’aérodrome… Voilà, c’est fini… Et en repensant à Raiatea, en rétrospective, je me rends compte à quel point son charme se distille à petite goutte. Pas de “Woaw” comme pour l’entrée à Moorea ou de coup de coeur immédiat comme ce fut le cas de mon étape suivante, mais une espèce d’ambiance indéfinissable, des souvenirs-cl&s qui font que, quand j’y pense, Raiatea aura été une des plus belles étapes de ce tour du monde.

Pour aller plus loin

Se rendre à Raiatea

En avion : Air Tahiti désert Raiatea depuis Tahiti, Moorea, Bora Bora et Huahine. Compter une quarantaine de minutes depuis Tahiti. Si vous comptez visiter plusieurs île de Polynésie française, je vous recommande un Pass d’Air Tahiti (les moins chers démarrent en-dessous de 300 Euros) pour pouvoir en profiter au maximum.

En ferry : Vous avez plus de temps ? L’Hawaiki Nui est un ferry qui fait la route deux fois par semaine depuis Papeete les mardi et vendredi (arrivée le lendemain très tôt). Environ 16 Euros pour un billet sur le pont, compter une cinquantaine en cabine. Le ferry s’arrête également à Huahine et Bora Bora

A faire en plus

Il n’y a pas que le snorkeling dans la vie! Raiatea est propice aux randonnées et une des plus belles est la randonnée des 3 cascades. C’est une randonnée qu’il n’est pas facile de faire sans guide, si l’on est pas expérimenté (sentier pas super bien marqué et passages difficiles). On s’enfonce à l’intérieur des terres, sous la forêt tropicale et on entre dans le domaine du Royaume d’émeraude ; palmiers, fougères arborescentes, bambous… un enchantement pour les yeux, d’autant plus que chaque cascade est de plus en plus grande. Il y a également des piscines naturelles où on peut se baigner mais pas de chance pour moi : il pleuvait ce jour là! Prévoir plutôt des sandales de rando, voir des chaussons de plongées avec semelles car il est peut probable que vous réussissiez à franchir les ruisseaux les pieds au sec (surtout s’il a plu). Quelques passages nécessite d’escalader la roche à l’aide de cordes ou de chaînes. Rien de bien méchant, mais vaut mieux le savoir.





  1. serenity
    le 12.12.2017

    merci pour cet article, je voyage grâce à toi 🙂

  2. Melissa
    le 12.12.2017

    Un plaisir de t’embarquer à chaque fois, Serenity.

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