L‘hiver est train de s’installer et vous serez nombreux à partir vers le nord, Lectrice, Lecteur : l’Islande fait le plein, la Norvège et surtout la Laponie finlandaise explosent… alors pourquoi ne pas aller un petit peu plus loin… au Svalbard par exemple ! Un endroit qui n’arrête pas de me poursuivre depuis ma visite il y a bientôt deux ans. Le lieu le plus étrange qu’il m’a été donné de visiter. Et qu’il me tarde de retrouver.  

C’était le moment idéal pour en discuter pendant Tendances Première et  sa Séquence Inspiration 

Cédric Wautier : Elle est en chemise à manches presque courtes, c’est Mélissa Monaco. Bonjour Mélissa.  

Moi-même : Bonjour Cédric.  

C.W. : Je rappelle l’adresse de votre blog MelLovesTravels.com. Vous nous emmenez, et c’est pour ça que j’ai fait cette introduction un peu ridicule, c’est vrai, vous nous emmenez vers le Grand Nord, vers l’Archipel du Svalbard dans l’Océan Arctique à mi-chemin entre la Norvège et le Pôle Nord. Je ne connaissais pas du tout et je suis toute ouïe. 

M.M. : Cet archipel en fait a été découvert assez récemment même si on pense que les Vikings l’ont visité dès le 12e siècle. C’est une destination alternative pour les aurores boréales. Je sais que beaucoup d’entre vous vont partir en Islande, en Norvège ou en Laponie pour aller voir les aurores boréales mais je vous propose d’aller tenter la grande aventure vers le Svalbard.  

C.W. : Allons-y vers notre grande aventure dans cette Séquence Inspiration. Vous y êtes allée l’année dernière mais dans quel état d’esprit ? Qu’est-ce que vous attendiez ?  

M.M. : Le but, c’était de voir les aurores boréales. Je les avais loupés lors d’un premier voyage en Islande et je vais faire mon coming-out tout de suite : je ne les ai pas vues.  

C.W. : Oooh !  

M.M. : (rires) Elles sont passées quand je dormais, malheureusement. J’ai essayé de veiller assez tard pourtant mais il y a plein d’autres choses à faire. Etre confrontée déjà au Grand Nord déjà parce que l’archipel est situé entre le 74e et le 81e degré nord.  

C.W. : Donc, c’est bien au nord !  

M.M. : Le Pôle Nord, c’est le 90e degré et je pense qu’en tant que simple voyageur, on ne peut pas aller plus au nord, sauf si on est un scientifique ou un militaire.  

C.W. : Alors, on se prépare comment ? Est-ce qu’on retrouve çà sur votre site ?  

M.M. : Eh bien on se prépare déjà en prenant une valise assez conséquence parce qu’il faut pas mal d’équipement. Déjà, un bon sous-pull, de préférence en mérinos, un pantalon, soit en polaire, soit en matériel très résistant au froid. Plus des collants, plus un gros pull, plus un gilet en polaire, des gants qui sont assez bien épais, une grosse doudoune, imperméable de préférence.  

C.W. : Oui, on ne part pas avec un petit anorak !  

M.M. : Non, non, non… En tout cas en hiver. En été, si la température, si la température arrive à 10 degrés…  

C.W. : Ce n’est plutôt pas mal ! 

M.M. : C’est déjà très, très bien mais si on veut le faire en hiver, il faut être assez bien équipé. Et il faut de bonne grosses bottes fourrées et montantes et si jamais on fait des activités un peu plus extrêmes, en général, les guides fournissent du matériel (comme les combinaisons pour faire du chien de traîneau NDLR).  

C.W. : J’allais vous poser la question. Est-ce qu’il vaut mieux acheter son matériel ici ou le demander à prêter parce certaines personnes en ont, ou l’acheter sur place ? Est-ce que la qualité est meilleure sur place, puisqu’ils sont habitués à ces températures.  

M.M. : Le matériel sur place est assez pro en fait puisqu’il faut fournir les gens qui sont là-bas mais c’est très cher. Déjà, c’est la Norvège, donc c’est cher. C’est un archipel donc, c’est encore plus cher. Si vous vous dites que vous allez le faire une fois et puis plus jamais, essayez de trouver des amis qui ont de l’équipement par exemple, un pantalon de ski ou bien une énorme doudoune, demandez à les emprunter sinon il faut acheter. C’est un petit investissement. (Sachez que vous pouvez également louer de l’équipement sur place, NDLR).  

C.W. : C’est vrai que l’emprunt fonctionne assez bien sur les pages Facebook. Revenons à ce que vous avez vu sur ce fameux archipel Svalbard. Et de ce que vous n’avez pas vu, les aurores boréales, puisque vous dormiez, fainéante, mais qu’est-ce que vous avez vu ?  

M.M. : Il faut savoir que toutes les activités au Svalbard, à moins d’être un aventurier aguerri, se font avec un guide parce que on ne part pas comme çà parce que dès qu’on quitte le périmètre de la capitale, Longyearbyen, on est obligé d’être armé pour se défendre des ours polaires. En hiver en tout cas, il y a plusieurs activités : la chasse aux aurores boréales, qui peut être organisé tout au long de l’hiver mais la plupart des activités commencent à se développer en février qui est ce qu’on appelle le « mois bleu » vu que la lumière commence tout doucement à revenir. A ce moment-là, on peut aller faire du chien de traîneau, fin du mois de février, début mars, quand le soleil se montre, on peut commencer à faire des randonnées en raquette et marcher sur des glaciers, ou dans des crevasses de glace. C’est assez intéressant. On peut aussi faire du motoneige soit pour aller sur la côte est où se trouvent les ours polaires, en tout cas la plupart parce que c’est plus isolé. Là, il faut être un peu plus résistant. On peut aussi aller voir les villes de Barentsburg et de Pyramiden. Ce sont deux villes qui sont assez spéciales. Barentsburg est une ville minière russe qui est là depuis déjà bien longtemps et que la Russie conserve d’un point de vue stratégique et Pyramiden, c’est une autre ville minière mais qui a été évacuée du jour au lendemain. A la fin de l’époque communiste, elle a été abandonnée, c’est une ville fantôme. Qui est devenue une attraction touristique qu’on peut atteindre en motoneige.  

C.W. : Est-ce qu’il faut épargner pendant 13 générations pour partir là-bas ? Ou pas ? 

M.M. : Ben, disons qu’il faut un autre budget que par exemple la Thaïlande mais c’est moins cher qu’on ne le croit.  

C.W. : C’est à dire ?  

M.M. : Le moyen d’y arriver c’est soit la croisière, en été, soit l’avion en hiver (et le reste de l’année, NDLR). Il faut obligatoirement passer par Oslo (depuis la Belgique, NDLR, pas de vols directs vers Tromsø) et moi, j’ai payé mon billet environ 400 Euros. J’ai encore regardé ce matin pour voir un petit peu les prix, ils restent toujours dans cet ordre mais moi sur ce coup-là, je vous recommande de ne pas aller sur les moteurs de recherche parce qu’ils ont quelques difficultés avec ce genre de destination pour vous donner des prix. Je vous conseille de chercher d’abords un vol pour Oslo cette fois dans un moteur de recherche pour essayer de trouver le moins cher mais le vol Oslo-Longyearbyen, regarder auprès des deux compagnies qui font la liaison : SAS et Norwegian. Là, vous trouverez des bons prix.  

C.W. : Bon, on part peut-être bientôt pour cet archipel du Svalbard. Merci beaucoup, Mélissa Monaco.            

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