Quand on séjourne à Verbier, ce n’est pas que randonnées, ski, raclettes ou visites. La station possède pas mal de chouettes adresses : où dormir ? Où manger ou boire un verre ? Que ramener de là-bas ?

Où dormir à Verbier et dans la région ?

L’Hôtel de Verbier

On ne peut plus central que cet hôtel, ni simple comme nom d’établissement : bienvenue à l’Hôtel de Verbier, situé… Place centrale. Tout simplement. Récemment rénové, cet hôtel à taille humaine a l’apparence d’un gros chalet et à l’intérieur, c’est tout aussi cozy : bois blond, fauteuils confortables et gros coussins dans le lobby donne l’impression qu’on rentre un peu chez soi.

Côté chambre, l’accent a été mis sur le confort et plus particulièrement sur le lit. La literie est une des meilleures que j’ai pu tester en ces nombreuses années de voyage (y compris dans des hôtels de la même catégorie, voire supérieure). Ici aussi, le bois règne en maître avec une touche contemporaine apportée par des meubles en partie en métal, du moelleux avec de gros tapis et fauteuil en velours et enfin, le balcon ! La mienne en avait deux : un balcon qui faisait face à la place et un autre au calme avec deux transats, dont je n’ai pas pu profiter vu l’absence totale de coopération de la météo.

Par contre, cela m’a permis de profiter du joli petit spa lui aussi tout neuf : hammam, sauna avec inclusion de blocs de sel et surtout, un jacuzzi géant bien placé juste devant un jardin pour laisser les soucis et la fatigue s’envoler. Comble du bonheur, j’étais seule à en profiter (mais j’imagine qu’en hiver, la haute saison à Verbier, ce doit être bien différent. L’hôtel dispose aussi d’une salle de sport et d’une ski-room. Ai-je oublié de mentionner la gentillesse du staff ? Eh bien, c’est fait. Comptez environ 160 Euros pour deux en été, sans le petit-déjeuner qui, à 32 euros, me semble un peu excessif, même si très bon.

Quitter ce petit havre de paix m’a un peu pincé le cœur.

Hôtel de Verbier

Pl. Centrale 2

1936 Verbier, Suisse

Hôtel Pension Beau-Site

Situé dans le hameau de Chemin-dessus, le Beau-Site semble sorti d’un livre d’images. L’hôtel construit en 1912 a à peine été touché par les années. C’est que le lieu semble exercer une sorte de magie sur ceux qui s’en occupent. Rentrer au Beau-Site, c’est comme effectuer un saut dans le temps. Les deux jeunes gérants, Carole et Olivier, en parlent avec affection. Amoureux du calme, de la simplicité et de la tranquillité, c’est ici qu’il faut venir pour retrouver de la sérénité. C’est un véritable cocon douillet. Tout y est : le plancher qui craque, le bois partout, les meubles vintage, la lumière qui inonde la véranda… On n’a qu’une seule envie : se poser dans un fauteuil face au paysage et lire ou rêvasser. C’est bien simple, on a peine à élever la voix ici tellement la zenitude imprègne les murs. D’ailleurs, l’hôtel organise des stages bien-être, de yoga avec une superbe salle dédiée à cette pratique, toute en bois avec de grandes fenêtres donnant sur des mélèzes. Bref, vous aurez senti le coup de cœur !

Côté chambre, on va dire que le confort est… minimaliste. En accord avec la philosophie de l’hôtel, elles ont gardé leur look d’antan avec de vieux meubles et un point d’eau dans chaque chambre (révolutionnaire à l’époque de la construction de l’hôtel). Ce qui est aussi resté d’époque, c’est le partage des douches et sanitaires.

Toujours dans le même état d’esprit, Carole et Olivier proposent à leurs hôtes qui séjournent en demi-pension (ou pas, on peut réserver le buffet sans séjourner) un buffet végétarien et bio (y compris les vins) qui fut testé et approuvé !   

De quoi se sentir reboosté.e au moment de partir.

Hôtel Pension Beau-Site

Chem. du Mont 13

1927 Chemin

Où manger à Verbier

Le Fer à Cheval

C’est un lieu incontournable à Verbier. A la fois restaurant et bar, les habitants de Verbier et les touristes habitués aiment à venir s’y retrouver dans une ambiance bon enfant. Pour s’adapter aux goûts de la clientèle très diverse de Verbier, eh bien on trouve de tout côté cuisine : les fameuses assiettes valaisannes et autres plats de fromages, des salades, des quiches, des pizzas, des viandes, des burgers… on sert jusque tard. Evidemment, ce n’est pas de la grande cuisine mais de la cuisine honnête et servie avec tellement de bonne humeur que rien que ça, ça donne envie de revenir. 

Le Fer à Cheval

Rue de Médran 18

1936 Verbier

La Nonna

C’est tout simple, la Nonna, c’est le restaurant de l’Hôtel de Verbier. Le matin, la salle sert pour le petit-déjeuner et l’heure de l’apéritif venu, elle se transforme en restaurant italien. La Nonna, c’est d’abord une jolie terrasse sur la Place Centrale de Verbier, un chouette décor (couleurs vives, des boites de conserves de tomates qui servent de pots à couverts et une carte alléchante. Signe de bon goût : le prosciutto di Norcia qu’on peut commander en antipasto. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Je commande des fusilli avec un ragoût de porc au fenouil et poivrons séchés mais là, pas de chance, les pâtes étaient un peu trop cuites. Probablement la faute à pas de chance sur ce coup là vu l’air catastrophé de notre serveur mais la sauce était vraiment délicieuse alors, on le croît sur parole quand il nous dit que ça n’arrive jamais.

La Nonna

Pl. Centrale 2

1936 Verbier, Suisse

La Table d’Adrien

Verbier compte quelques belles tables pour régaler les palais les plus exigeants et une des meilleures se trouve dans l’Hôtel du Chalet d’Adrien et s’appelle… La Table d’Adrien. Pourquoi faire compliqué ? Et comme l’hôtel est un 5* relais et Châteaux, le restaurant se devait d’être d’un certain standing : il compte une étoile Michelin et à sa tête, on trouve le chef Sebastiano Lombardi. Vous l’aurez deviné, la cuisine a des accents italiens. Avec le VIP Pass, il y avait une opportunité de suivre une master class avec le chef (malheureusement, il n’y a plus de dates disponibles, alors préparez-vous pour l’été prochain). Nous sommes donc invités en cuisine où le chef et une partie de sa brigade vont nous concocter en un temps records un repas 3 services !

Pendant ce temps, avec sourire et bonne humeur, il nous dispense quelques petites astuces, recettes mais surtout, j’ai l’occasion de voir un chef étoilé au travail, en vrai et je dois dire que je suis bluffée. C’est probablement ce qui me marquera le plus dans l’expérience. Les gestes du chef Sebastiano s’enchaînent comme si c’était chorégraphié. Rapidité, élégance, précision… L’autre aspect qui m’a fait sourire : c’est le côté « militaire » que peut avoir une cuisine. On n’appelle pas l’équipe d’un chef une brigade pour rien ! Le chef donne ses instructions de manière brève mais claire et ce qui est demandé est exécuté sur le champ.

Paf, notre entrée est prête : Un joli morceau de thon servi avec une crème de betteraves, crème fraîche au yuzu et un crumble (pour le croustillant). Une bonne petite mise en bouche avant de passer à la réalisation du plat : une fleur de courgette farcie à la caponata (spécialité sicilienne de légumes cuits avec de l’huile et du vinaigre) accompagnée de jeunes courgettes et d’un poisson dont la peau est croustillante à souhait.  Là, on sent le cuisinier du sud de l’Italie (le chef est originaire des Pouilles). Et pour terminer, un petit dessert avec une boule de glace vanille maison (bien entendu) disposée sur coulis de framboises où sont dispersé du crumble et surmonté d’une délicieuse mousse de yaourt qui avait un gout de « Petit suisse » de compétition. Je ne sais pas ce qui m’a scotché le plus : la rapidité avec laquelle le chef a dressé les desserts et joué du syphon pour monter la mousse ou le goût du plat qui oscillait avec le côté fruité de la framboise, la douceur de la vanille et l’onctuosité du yaourt avec la petite pointe caractéristique acidulé qui vient avec.  

C’était savoureux, léger mais l’étoile, je la mets à l’expérience d’avoir été en cuisine avec le chef !

La Table d’Adrien

Chemin des Creux  

1936 – Verbier

Le 22 by Le Crock no Name

Vous connaissez le concept du speakeasy, lorsqu’un bar se cache derrière une boutique ou un restaurant mais que dîtes vous d’un restaurant qui se cache derrière un bar, hum ? Trouvez la porte (bien cachée) et pénétrez dans un espace « table d’hôtes » où on vous recevra comme dans un salon. En salle, il y a Pierre-Jean, un Belge qui a fait de la Suisse sa terre d’adoption et qui sera notre hôte pour la soirée. Côté cuisine, nous trouvons Adam Bateman. Ce jeune chef (31 ans à peine) a déjà un beau bagage derrière lui puisqu’il a travaillé au côté du chef Raymond Blanc chez Le Manoir aux Quat’Saisons (un 2** Michelin) et qu’il fut le « chef perso » de Richard Branson. Oui, on parle bien du patron de Virgin. A la faveur du Covid, l’envie de nouvelles aventures culinaires est venue et le voici donc derrière ses fourneaux et on peut le voir officier tout au long du dîner.

Et c’est parti pour un véritable festival où tout est calculé : la présentation dans l’assiette, la présentation DE l’assiette, les textures, assaisonnements… avec ingrédients de saison et locaux (poissons, viandes et fromages de la région), voire cueillis dans la nature (comme les herbes ou les champignons).  L’amuse-bouche, une délicieuse mousse, était servi dans une coquille Saint-Jacques posées sur des galets polis, on enchaîne sur une première entrée, un gaspacho tomate-pastèque à l’huile de basilic. C’est plutôt étonnant mais les goûts se marient bien et la texture de la pastèque donne la consistance d’un granité au gaspacho…

Une seconde entrée a suivi, un mélange de légumes saupoudrés d’une neige de foie gras (qui a beaucoup intrigué les convives). Pour patienter en attendant le plat, Adam nous a préparé une petite devinette. Des drôles de chips sont disposés devant nous… Ça ressemble un peu à des kroepoeks, les fameuses chips de crevettes indonésiens, mais ça n’en n’a pas le goût… Je pense alors à des chips de fromage soufflé, mais ce n’est pas ça non plus : il s’agit de chips de couenne de porc ! Un délice bien régressif.

On continue avec le cochon pour le plat avec de la poitrine de porc, mousseline de pommes, billes de pommes pochées au fendant et à la vanille et oignon brûlé. Très franchement, je rêve encore de la tendresse du porc et du goût des pommes pochées. Depuis le début, nos papilles sont à la fête et ce n’est pas fini.

L’apothéose arrive en dessert avec un parfait aux fleurs de sureau, fraises pressées, coulis de fraise, meringue à la verveine et sa tuile de gingembre. Et enfin, pour atterrir en douceur avec le café, une praline maison qui était la recette d’un ami de nos hôtes, mort accidentellement en montagne. Les repas au « 22 » se concluent toujours par ce petit hommage. Ça faisait longtemps que j’avais aussi bien mangé et je vois que le reste du groupe est aussi en pleine lévitation gastronomique. Pour accompagner tout ça, il y a également une très belle carte des vins que Pierre-Jean gère avec maestria. L’intimité du lieu, la chaleur de l’accueil de Pierre-Jean, des plats tous plus succulents préparé par un chef Adam super-sympa lui aussi, que demander de plus ? Ah oui, l’addition ! Si je vous dis qu’elle s’élève à environ 75 Euro (sans les boissons) ? Pour un repas de cette qualité et selon les critères suisses, c’est vraiment raisonnable alors si vous passez par-là, n’hésitez pas, vous me remercierez. Et moi, je reviendrai à Verbier rien que pour aller y manger !

« Le 22 » by Crock No Name

Route des Creux 22

1936 Verbier

Où boire un verre à Verbier ?

Vie Montagne

Difficile de classer cet établissement qui combine une micro-brasserie, un bar, un restaurant ET une salle de gym mais comme j’y suis allée pour l’angle « bière », je vous en parle sous cette optique. Ce qui frappe quand on y entre, c’est le design léché et franchement réussi de la partie bar. Evidemment (on est en Suisse), il y a beaucoup de bois (tant mieux, j’adore). Pour contraster avec les tons neutres du bois, on a disposé des fauteuils en velours bleu, côté « Beer house ». A l’étage, se trouve la « Club Room », c’est là que nous allons faire la dégustation de bières car nous sommes vendredi et les vendredis et samedis sont les jours de visite de la brasserie. Ici, l’espace est ouvert sur l’extérieur et les grandes fenêtres qui donnent sur le panorama de Verbier. Le bar est particulièrement beau et c’est d’ailleurs là que nous allons goûter les différentes bières produites par la micro-brasserie, sous la direction d’Anders mais d’abords, nous allons à la cave pour découvrir les installations de la micro-brasserie ainsi que le maître-brasseur, qui surveille que tout se passe bien. La production tient dans un espace finalement assez réduit et c’est plutôt intéressant à découvrir.

Vie Montagne produit plusieurs styles de sa « V-Bier », de la pils à la stout et ce qui fait sa particularité, c’est l’ingrédient principal d’une bière : l’eau ! L’eau de la montagne… et là est peut-être le problème. Lors de la dégustation (on en a droit à 6 avec la visite), les bières les plus légères ou les plus douces me paraissent un peu aqueuses (ou c’est mon palais de Belge un peu difficile quand il s’agit de bière qui me joue des tours). En revanche, l’IPA et la Stout, aux arômes plus puissants, sont pas mal du tout. Vous êtes prévenus !

Vie Montagne

Rue de Médran 15

1936 Verbier

Milk Bar

En passant plusieurs fois devant l’enseigne du Milk Bar et sa petite invite à venir tester un chocolat chaud, je m’étais promise d’essayer d’y aller et l’opportunité s’est présentée. En plus, s’il s’agit de goûter à une spécialité gastronomique locale (le chocolat, quand même), ça rentre complètement dans la case « découverte de la région », non ? En plus, la météo étant au frais, c’est après la petite randonnée aux Ruinettes que j’en ai profité. Rien que de rentrer dans le café, on se sent transporté en hiver, c’est réconfortant comme toutes les sortes de chocolats chauds qu’on trouve à la carte. Comme nous n’étions pas loin de dîner, j’opte pour un simple chocolat, ça me permettra de mieux apprécier son arôme… mais je dois dire que les pâtisseries m’ont fait de l’œil ! Aussi à la carte, on trouve des crêpes et des galettes. Mais revenons à mon chocolat chaud, il arrive dans un mug en cuivre, pour rester bien chaud et est approuvé par votre blogueuse ! Je serai bien restée là plus longtemps pour profiter d’un moment de calme…

Milk Bar

Rue de Médran 2

1936 Verbier

Que ramener de Verbier ?

SunGod

Qui dit montagne dit « soleil » et donc, « lunettes ». En hiver, avec la réflexion de la lumière sur le blanc de la neige, c’est indispensable, qu’on fasse de ski ou pas et en été, eh bien, ça se passe commentaires 😉. Pour ça, il y a une boutique qui vaut le détour : SunGod. Cette marque de lunettes a pour but d’offrir un produit de qualité, durable autant dans le temps que pour l’environnement. Pas d’intermédiaires, SunGod vend ses lunettes directement et proposent différents modèles pour sportifs (lunettes de ski ou pour cyclistes) mais aussi, des lunettes de soleil de ville, juste pour streetstyler. Les lunettes sont garanties à vie. Un verre brisé ou un bras de monture qui pète ? On vous le répare gratuitement. Une des particularités des lunettes de SunGod, c’est qu’elles sont customisables. Vous choisissez d’abord, le modèle de lunettes, la monture (en matériau de base avec différentes couleurs ou en 100% recyclé), le type de verres (polarisés, avec contraste approfondi…), la couleur des verres et enfin, la couleur du logo qui sera apposé sur votre monture. Le tout prend seulement quelques minutes à préparer et tadaaaa !

A noter que les modèles les moins chers, pour les lunettes de villes, sont à 65 € et celle de ski, à 120 €, tout dépend de la qualité des verres que vous souhaitez. Comme on dit : « Ça va encore ».

SunGod

Rue de Médran 5

1936 Verbier

La Chaumière

Impossible de passer devant La Chaumière sans saliver à la vue des produits exposés : fromages (pour celleux qui aiment), charcuteries, vins du Valais, confitures etc. Tous les délices locaux sont là. Et en tant que grosse gourmande, je ne me suis pas privée d’aller y faire quelques emplettes : raclette pour mes proches et viande séchée pour moi. Le service est adorable et on m’a même fait visiter la cave à fromage du magasin, mon appareil-photo ayant attiré l’attention. 😉 Bref, si vous souhaitez ramener des produits de qualité (ou vous préparer votre pic-nic de luxe pour une rando), c’est l’endroit pour se faire plaisir.

La Chaumière

Rue de Médran 2

1936 Verbier

Comment rejoindre Verbier

Rejoindre Verbier sans voiture est plutôt facile (vive le sens de l’organisation suisse !). Que vous arriviez du côté de Genève ou de Zürich, prenez le train jusqu’à Martigny (si vous venez depuis Zürich, il faudra plusieurs changements). A Martigny, prenez un autre train jusqu’à le Chable. A côté de la Gare, se trouve la télécabine qui monte jusqu’à Verbier. Tadaaaa, vous y êtes ! Au cas où, un car postal passe également à Verbier. Plus d’informations sur https://www.sbb.ch/fr/.

Et n’oubliez pas qu’avec le Verbier VIP Pass, le car postal Verbier – Val de Bagnes est gratuit.

Cet article parait dans le cadre d’une collaboration avec l’Office du tourisme de Verbier mais les opinions de l’auteure lui restent propres, malgré les nombreux verres de jus d’abricots.
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