- Bruxelles , Belgique -

October 2017

Tendances Première, Séquence Inspiration : Voyager sans voiture

Lectrice, Lecteur, tu le sais, depuis quelques mois, toutes les deux, trois semaines le vendredi, je vais poser ma voix et dispenser mes petits conseils sur le voyage sur les ondes de la RTBF, dans le cadre de “Tendances Première“, l’émission de Véronique Thyberghien sur La Première. 

Je ne te cache pas que même après plusieurs numéros,  j’ai toujours le tracà chaque passage. 😉

Désormais, tu retrouveras mes petites chroniques sur le blog, afin qu’elles soient accessibles à toutes et tous et il y a quelques semaines, j’abordais le thème “Voyage sans la voiture”.

Véronque Thyberghien: C’est tout en légèreté que l’on termine Tendances Première avec notre séquence blogueurs et aujourd’hui, c’est une invitation au voyage avec Mélissa Monaco. Bonjour Mélissa.

Bonjour Véronique, bonjour à tous !

V.T. : Et son blog »Mel Loves Travels » que l’on retrouve régulièrement mis en avant pour les destinations mais aujourd’hui, ce n’est pas une destination que l’on va faire avec vous mais plutôt une réflexion.parce de plus en plus de personnes aimeraient partir loin en vacances ou pas forcément loin mais aimeraient pouvoir le faire puis on se dit ; « Ah, mais j’aimerai louer une voiture sur place, je n’ai pas le permis, c’est embêtant, c’est cher. Partir en voiture en France, c’est embêtant, c’est cher. ». Bref, est-ce qu’il est possible de partir correctement et pas trop cher, sans permis et donc, sans voiture.

Il y a plein d’option en fait parce qu’on est très nombreux à ne as avoir de permis ou à faire le choix de ne pas utiliser de voiture pour se déplacer et c’est juste une question d’organisation, en fait et puis aussi une réflexion qu’on se faire au départ et je pense que çà, c’est quelque chose auquel tous les voyageurs vont être confrontés : le fait qu’on ne verra jamais tout. Même le plus aguerri des voyageurs ne verra jamais tout. Même s’il passe 3 mois dans un pays, c’est juste pas possible donc déjà, on va partir de ce constat là et puis, on va faire des choix. Ça demande peut-être un peu plus de préparation parce qu’il n’y a pas la spontanéité de prendre sa voiture et de se dire : »On va partir quelque part, là ». Il faut plus de préparation en amont mais sinon, les possibilités sont immenses.

Il y a le train, qui est toujours confortable, certains pays sont pas chers, d’autres plus par exemple, prendre le train en Thaïlande, c’est pas cher. Et probablement un des meilleurs moyens de découvrir le pays. Mais prendre le train en Angleterre, çà oui, c’est cher. Ou bien même aux États-Unis également.

Il y a les bus et çà, les bus, il y en a partout et qui couvrent des destinations à l’intérieur des pays et entre les pays. Moi par exemple c’est comme çà que j’ai découvert la Nouvelle-Zélande, en bus. Il y a les mini-bus aussi. Ceux-là aussi, ils sont partout. C’est un de mes moyens préférés en plus. On est vraiment au contact de la population et on les trouve sur tous les continents sauf peut-être en Amérique du Nord où c’est un peu moins connu mais là on se retrouve notre petit groupe de dix-douze, il y a la musique et on fait connaissance avec les gens.

V.T. : Mais les minibus, Mélissa, ce sont souvent des compagnies privées qui s’occupent de çà. Les bus sont plutôt des compagnies publiques qui s’en chargent, pas touts, on est bien d’accord. Mais souvent les minibus arrivent dans des endroits où il n’y a pas d’organisation de transport public.

Voilà, et ce ne sont souvent même pas des compagnies, ce sont quelques fois des personnes privées qui ont acheté leur minibus et qui transportent les gens. Je pense par exemple aux pays de l’Est ex-soviétique, les Marshrutka , on en trouve partout de la Moldavie jusqu’à Biélorussie et en Russie. Moi, ce de que je connais, surtout pour la Moldavie, et la Géorgie, ce sont les minibus qui transportent les gens dans tous les coins du pays.

J’ai toujours peur de me faire avoir du point de vue des prix. Ça se négocie un peu ?

A nouveau, ça dépend des pays. En général en Europe ça ne se négocie pas. Il y a certaines compagnies peut-être en Asie , il y a peut-être moyen mais pour les minibus en général les prix sont plus ou moins fixes. C’est surtout si on veut avoir un taxi individuel, ça aussi ça arrive par exemple pour pouvoir se déplacer parce qu’il n’y a pas de ligne de minibus qui y va et il faut avoir un sacré sens du marchandage. Ça peut être compliqué.

V.T. : Est-ce que l’auto-stop ça se pratique encore pour se déplacer ?

Ben l’auto-stop ça se pratique encore, c’est quelquefois pas évident et je l’ai fait seulement une fois parce que je suis quelqu’un qui est un peu timide.

V.T. : Dans quel pays ?

En Géorgie, j’avais justement choisi une route où je n’avais pas trop le choix parce qu’il y en a juste une.

Cette longue route rectiligne où il n’y a rien, ni à droite, ni à gauche.

C’est çà, je devais seulement aller à la ville suivante, j’avais fait l’aller en randonnée et j’avais pas envie de rentrer à pieds, j’étais un peu fatiguée mais non et puis, les réseaux d’auto-stoppeurs sont vraiment très, très développé. Je pense à une blogueuse qui s’appelle Anne-Marie, qui est Québecoise, établie en Europe maintenant et qui est un peu la reine des auto-stoppeurs. Elle a une longue carrière d’auto-stoppeuse derrière. Si vous voulez la chercher, c’est Globestoppeuse. Et il y aussi plein de sites comme Hitchwiki où il y a plein de renseignements sur tout ce qu’il faut savoir pour faire de l’auto-stop : description des pays, description des points où on a le plus de chance de trouver quelqu’un qui peut qui peut nous prendre bien ou bien aussi les directions par exemple si vous êtes à telle station-service, vous savez que vous pouvez faire du stop pour aller dans telle direction ou dans telle ville. C’est très, très détaillé.

V.T. : Avec aussi la culture des pays ? Est-ce qu’ils acceptent ou pas  ?

Exactement, il y a aussi tout çà, des conseils pour ceux qui démarrent dans l’auto-stop donc c’est vraiment très, très complet.

On parle de plate-formes, Mélissa, il y toutes ces plate-formes aujourd’hui de covoiturage qui vous proposent de planifier le covoiturage.

Voilà, planifier le covoiturage et c’est aussi sympa pour ceux qui ont envie de tenter quelque chose qui ressemble un peu à l’auto-stop mais avec plus de sécurité, le covoiturage c’est idéal. On pense à Blablacar, hein, c’est le premier qui vient à l’esprit. Donc là, évidemment, on participe au frère au frais d’essence et de péage de la personne qui nous prend en charge puis ça permet de discuter. C’est très sympa.

V.T. : Est-ce que vous avez un mode de transport préféré  jusqu’à présent ?

Alors moi, j’aime beaucoup le train parce que c’est super confortable et le minibus parce que ça nous met tout de suite dans l’ambiance dans un pays ou une ville et puis récemment je commence à faire assez biens de vélo parce que pour moi, c’est ce qui se rapproche le plus de la liberté que l’on peut avoir en voiture. Et il y a des circuits partout, mais vraiment partout.

V.T. : C’est vrai ?

J’en ai fait un en Nouvelle-Zélande dans le nord de l’Île du Sud sur les traces des vignobles et des brasseries néo-zélandaises. Il y en a aussi pas mal en France, je pense à la ViaRhôna qui suit tout le cours du Rhône depuis le Lac Léman. Il y en a qui traversent l’Europe du nord au sud, depuis le Cap Nord jusqu’à Malte, de Dublin jusqu’à Moscou. C’est extraordinaire. En Amérique latine aussi, j’ai fait un petit circuit au Chili .

V.T. : Donc, il y a vraiment moyen de se déplacer partout ?

Oui, il faut juste avoir de bons mollets et puis compter aussi sur le problème de la météo. Il y a une blogueuse, Madame Oreille, qui a fait le tour du sud de l’Islande en combinant le bus et le vélo et même en été c’était pas facile. C’est tout à fait possible, c’est une chouette façon de découvrir l’Islande en camping avec le vélo mais il faut savoir que il faut être résistant à la pluie et au vent.

V.T. : Pouvoir accepter. On n’y pense pas trop aujourd’hui avec la pluie qu’on a en ce moment. Les bateaux aussi, on y pense pas. Le ferry, tout çà.

Oui, il y a certain pays évidement où le ferry est très, très important. Je pense par exemple là aussi aux Îles Féroé où certaines îles sont reliées entre elles mais d’autre pas et il y a plein de gens qui font d’ailleurs la navette pour venir travailler qui viennent d’une île pour aller sur une autre île. C’est probablement le moyen de voyage le plus dépaysant, Dans certains pays insulaires, si il y a un bon système de transport en commun intégré, quand on achète un pass, le prix du ferry est inclus.

V.T. : Super sympa le voyage sans permis, plein de possibilités et plein de possibilités de rencontres, de pouvoir discuter avec les autochtones et de pouvoir découvrir, même une autre façon de découvrir un pays que l’on retrouve évidemment sur votre blog, Mélissa. Et on vous retrouve très vite chez nous. En attendant, on vous souhaite bon voyage.

Merci Véronique, à bientôt.

Autres ressources

La Communauté #TeamSansVoiture sur Facebook pour d’autres bons plans. 

Le Groupe #TeamSansVoiture

Retrouvez le podcast sur Auvio

 

Il est là, tout chaud sorti des serveurs de La Première – RTBF, le podcast de la séquence “Inspiration” de Tendances Première : voyager sans voiture !

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