L’heure est venue de quitter Ishasha et ses lions-que-nous-n’avons-pas-vu pour notre dernière grande étape : Bwindi Impenetrable Forest et… ses gorilles. Pour tout vous dire, depuis que j’ai su que les gorilles étaient au programme, j’attendais ce jour comme une petite fille attendrait la Saint-Nicolas. Les gorilles, mes préférés parmi les grands singes, j’allais les voir dans leur habitat naturel, et pas derrière les vitres blindées d’un zoo.

Je me souviendrai toujours du premier jour où j’ai vu mon premier gorille. J’avais 10 ans et c’était au zoo d’Anvers. A travers mon regard d’enfant, les gorilles me semblaient immenses. Immenses, mais paisibles et doux comparés aux chimpanzés vus juste avant.

Des années plus tard, je les ai revus au Lincoln Park Zoo de Chicago. J’étais maintenant une adulte et à la fascination, se mêlait maintenant la tristesse de les savoir en cage. Un gorille des plaines mâle et moi avions échangé un regard pendant de longues secondes et j’en étais ressortie chamboulée. J’avais compris la passion qui avait saisi Dian Fossey, l’héroïne de « Gorilles dans la brume ». Maintenant, j’allais les voir. Peut-être, la nature peut nous jouer des tours.

Mais pour pouvoir les rencontrer, il faut d’abords arriver jusque-là. Il suffit de quelques heures pour rejoindre Bwindi Impenetrable National Park depuis Ishasha et quels changements de paysages en un laps de temps si court ! La savane un peu sèche cède aux vertes collines, souvent couvertes par les plantations de thé avant de monter, monter et d’encore monter. Ce sont des hautes montagnes complètement recouvertes d’une dense forêt que les 4×4 prennent d’assaut : la Forêt impénétrable de Bwindi porte bien son nom ! Il fait gris et blanc et les sommets se perdent dans les nuages. Alors que nous sommes déjà bien en altitude, le soleil couchant arrive à se frayer un chemin entre les nuages et colore la brume de rose, de saumon et d’orange. Ce sont des boules et des filaments de coton qui s’accrochent aux pentes vertigineuses devenues presque noires dans le crépuscule qui s’annonce. Un spectacle féerique qui nous donne envie d’arrêter nos véhicules toutes les 5 minutes, au grand dam de nos guides et de nos chauffeurs qui aimeraient bien arriver avant la nuit tombée. Mais rien à faire, nous sommes scotchés au paysage. Je ne connais pas de charme plus puissant que la beauté de la nature quand elle se montre aussi brute que çà et savoir que dans ces nuages, dans cette forêt, quelque part, les grands singes sont là, Lectrice, Lecteur, j’en ai encore des frissons en l’écrivant et en me remémorant ce moment.

Une nuit dont je me souviendrai !

Finalement, nous sommes arrivés au Ruhija Gorilla Safari Lodge, dans le secteur de Ruhija. C’est le moment pour nous d’enfiler nos polaires car à Bwindi, il fait frais et surtout, humide. Surprise quand nous arrivons à l’accueil, avec sa structure tout en bois, le lounge donne l’impression que nous avons été télétransportés en Suisse !

Rien de bien luxueux autrement dans ce lodge. Les chalets en dur sont néanmoins spacieux mais lorsqu’Emmanuelle et moi entrons dans nos chambres, premier signal d’alarme : une grosse flaque d’eau dans le couloir d’entrée. Peut-être de l’eau qui est entrée avec la pluie ? Je pose une main sur le lit… Il est tout mouillé… Aïlle ! C’est vrai que le taux d’humidité ne doit pas être loin du 100% ! Néanmoins, ce soir, il ne pleut plus et après avoir englouti un bon repas et embarqué des bouillottes pour la nuit (OUF, elles ont été bien utiles !), nous rejoignons nos chambres. Alors que j’allais m’endormir, un coup de tonnerre me tire de ma somnolence. J’entends la pluie sur le toit de chaume qui tombe tout doucement d’abords avant que les grandes vannes du ciel ne s’ouvrent littéralement ! Ce sont des rideaux d’eau qui tombent sur Bwindi et alors que l’orage a commencé depuis 10 minutes – un quart d’heure, je sens de l’eau se glisser entre mes jambes et me lève brusquement. Cata : le toit fuit et il fuit en dessous de mon lit ! Je réveille Emmanuelle : « Emmaaaa, il pleut dans mon lit ! ». Nous voilà donc contraintes de partager son lit et après une courte nuit, bien réveillées par l’eau de la douche qui refuse de chauffer, nous voilà d’attaque pour nous rendre au camp !

Gorilles dans la brume de Bwindi

Rendre visite aux gorilles ne se fait pas comme ça ! Tout d’abords, il faut s’acquitter d’un permis (plus d’info à la fin de l’article) et participer au briefing des rangers au Centre de Bwindi Impenetrable National Park.

A propos des gorilles de montagne
Le gorille des montagnes est une sous-espèce du genre « Gorilla », appartenant au groupe de gorilles de l’est. Un peu plus petits que leurs cousins des plaines, ils sont après le chimpanzé et le bonobo, les êtres vivants les plus proches de l’être humain. L’Ouganda (les Parcs Nationaux de Bwindi et de Mgahinga, Le Rwanda, avec le Parc National des Volcans et la République démocratique du Congo, avec le Parcs National des Virungas, sont les seuls endroits au monde où l’on peut trouver des gorilles des montagnes en liberté). Le Rwanda en a d’ailleurs fait un atout majeur pour son tourisme et l’Ouganda est en passe de faire de même. Victimes de la déforestation, des changements climatiques et de conflits armés, le gorille des montagnes est une espèce en danger critique d’extinction même si leur population a augmenté ces dernières années. Avec un dernier recensement cette année au Rwanda et en RDC, les gorilles seraient au nombre de 1004. Un nombre qui est appelé à encore augmenter quand Bwindi terminera son recensement en octobre de cette année). Quand on sait qu’une femelle donne naissance à un petit tous les 4 ans, on comprend que la population grandisse lentement.

La population des gorilles de Bwindi (environ 400) est répartie entre différentes familles. Certaines sont complètement sauvages mais d’autres ont suivi un processus d’accoutumance à l’homme. Les rangers accompagnent et même dorment avec les gorilles pour les familiariser à la présence d’un.e humain.e. Ce sont ces familles habituées que les visiteurs peuvent voir et chacune porte un nom.

Le briefing nous informe sur les gorilles, les comportements à adopter pendant la randonnée et avec les gorilles. Les rangers s’assurent également que vous n’êtes pas malades car certaines maladies humaines sont transmissibles aux gorilles. Les personnes malades ne peuvent donc pas participer. Donc, si vous ne vous sentez pas bien ou même si vous avez un rhume, dîtes-le et faîtes ce sacrifice. Votre virus pourrait mettre en danger un gorille et sa famille.

Après le briefing, c’est l’heure de la répartition en groupe. Les rangers vont nous demander nos préférences et nous évaluer pour nous répartir en groupes selon la difficulté physique du parcours, du plus facile (une demi-heure à deux-heures aller) au plus difficile (jusqu’à 4 heures l’aller). Les rangers sachant plus ou moins où se trouvent les familles, ils peuvent efficacement répartir les visiteurs qui ne sont pas plus que 7 ou 8 dans chaque groupe. Etant donné ma condition physique détériorée et la nuit sans sommeil, je croise les doigts très fort pour me retrouver dans un groupe facile. OUF, ce sera le cas. Mon groupe ira donc rendre visite à la famille « Kyaguriro » (aussi appelé Kyagurilo) qui compte 9 membres dont un bébé.

Notre troupe se met en route au point de départ de la randonnée : deux rangers, un à l’avant, un à l’arrière, nous et les porteurs. J’ai beaucoup hésité avant d’engager les services d’un porteur. Pour la fierté de faire le trajet moi-même d’abords, puis parce que cela me semblait avoir un certain relent de colonialisme mais les rangers ayant expliqué que c’était une source importante de revenus pour la communauté, je n’hésite plus et je vais faire la connaissance de Bernard, qui sera mon ange gardien pendant toute la randonnée. Non seulement, il va porter mon sac (ce qui n’était pas nécessaire, mais il y tenait), mais il sera aussi la main secourable pour m’aider à descendre, puis monter les pentes abruptes de la montagne. Non seulement çà, mais il va aussi m’avertir et me diriger vers certains endroits pour mes photos. Bref, un mec en or. Avant de devenir porteur, il était fermier et ne regrette absolument pas son choix de nouvelle vie. Il gagne bien mieux sa vie, il rencontre plein de gens différents, le travail est moins dur et il peut sensibiliser les autres sur la conservation de la nature. Un autre bienfait d’impliquer les populations locales.

En attendant, c’est à coup de machette que le ranger de devant se fraie un chemin à travers la forêt. Et elle mérite vraiment le nom d’impénétrable ! C’est un amas de plantes grimpantes, de petits buissons, d’herbe et évidemment de hauts arbres qui masquent la lumière du jour. Je ne vais pas dire du soleil parce qu’il n’y en a pas. Notre groupe progresse doucement, en descendant toujours plus profondément jusqu’à ce que, après une petite demi-heure de marche, nous croisions un ranger. Un éclaireur qui suit le mouvement du groupe. Ils ne sont pas loin ! Nous sommes alors priés de laisser là nos bâtons de marche (fournis par le lodge dans notre cas) pour ne pas effrayer les gorilles et nous continuons de marcher encore quelques temps, les yeux et les oreilles grandes ouvertes.

Et je n’oublierai jamais ce moment. Sur un fond vert émeraude de feuilles mangées par les insectes, avec les bruits de bestioles et de gouttes d’eau dans les oreilles, assis sur une branche, le dos tourné, un gorille et pas des moindres : un dos argenté, le mâle alpha du groupe, le chef de famille, celui qui veille sur son groupe. Mais il nous accueille d’une drôle de façon puisque… le voilà qui se met à péter ! On murmure et on rit silencieusement. A la fois d’émerveillement mais aussi parce que c’est super drôle. Tout doucement, le visage du mâle se tourne vers nous. Il reste calme, stoïque. Son groupe se trouve un peu plus loin sur la gauche mais notre présence va leur donner la bougeotte. Non pas que nous semblons les déranger (en fait, on va souvent se demander qui observe qui) mais ce groupe aime se déplacer et comme il pleuvine et que les gorilles n’apprécient pas trop, ils essaient de trouver un bon endroit plus au sec, sans doute. Ce sera donc une véritable course poursuite à laquelle nous allons nous adonner !

Contrairement aux chimpanzés, les gorilles sont plus souvent à terre, même s’ils sont de bons grimpeurs, ils sont donc tout près de nous. Je n’ai même pas besoin de mon téléobjectif pour les photographier. Le cœur battant, derrière mon viseur, je détaille tout : leur épaisse fourrure luisante d’eau, leurs mains si semblables aux nôtres, les plis de leurs visages et surtout leurs yeux et leurs expressions : le calme et le contentement quand ils mangent, la curiosité et l’appréhension quand il se passe quelque chose qui les intrigue, une espèce d’incrédulité quand ils regardent vers le ciel. C’est fascinant ! Mais ce qui se dégage surtout d’eux, c’est un grand calme. Une force tranquille. Observer les gorilles, c’est une expérience zen. Malgré leur taille et leur aspect un peu patibulaire, ces doux géants sont d’un calme impérial. Premièrement, ils mangent, Beaucoup. Vu leur taille et que leur régime est essentiellement herbivore, ils peuvent consommer jusqu’à 35 kilos de feuilles et de pousses par jour (un peu comme les pandas). Le seul mouvement d’humeur que nous verrons, c’est lorsque la caméra 360° de Florian, notre vidéaste, mettra le dos argenté mal à l’aise. Cette grosse boule perchée sur son trépied a été perçue comme une menace potentielle et j’ai alors vu le regard du gorille changer, avant de faire un rictus de mécontentement et de s’énerver en se frappant le torse à la King-Kong avant qu’une femelle ne vienne l’entourer de ses bras pour le calmer. Pendant quelques secondes, on n’en a pas mené large. Un gorille énervé, c’est tout de même impressionnant ! C’est pour ça aussi que les rangers sont là : ils peuvent communiquer avec les gorilles. Après ce petit moment de tension, notre ranger va pousser des grognements pour signifier que tout va bien. Vous pouvez assister à la scène sur l’article d’Au Goût d’Emma qui la filmée.

L’autre chose qui frappe quand on observe les grands singes : ils « parlent ». On ne compte pas moins de 25 types de vocalisation pour communiquer entre eux : informer de leur contentement, donner l’alarme, signaler leur présence… Les rangers connaissent ces vocalisations et j’entendrai souvent notre ranger principal utiliser des grognements pour mettre les gorilles à l’aise.

Mais ce groupe est un habitué des humains, tellement habitué qu’ils passent à quelques mètres de nous, pas effrayés pour un sou. Nous sommes tenus de respecter une distance de 7 mètres entre nous et les gorilles, ce qui ne veut pas dire que eux, la respectent. Je prends une photo lorsque je m’aperçois que mon sujet bouge. Le groupe se déplace et il veut suivre. Voilà donc mon gorille qui passe à deux mètres de moi. Un peu plus loin, Jane, l’une d’entre nous, prend Emma en photo. Elle est directement sur le trajet du gorille, mais lui n’en a cure, il trace. Comme gelée, Jane ne bouge plus, osant à peine respirer. Le gorille passe, sa fourrure rasant son dos et son derrière. Il s’éloigne. Jane se redresse effarée et tout le monde reprend son souffle.

Après une bonne heure d’émerveillement, il est temps de laisser la famille tranquille et de remonter. Malheureusement, focalisée sur d’autres gorilles, je n’aurai qu’entraperçu le bébé, il faudra songer à revenir ! Une randonnée un peu ardue pour remonter des pentes mouillées et pleines de racines mais heureusement, nous ne sommes pas trop loin ! Je prends congé de Bernard en le remerciant et nous retournons au campement où nous attend notre diplôme de rencontre avec les gorilles !

Tina et Change a Life Bwindi

C’est une autre rencontre qui nous attend après s’être restaurés au lodge. Bwindi a beau bénéficier du tourisme, la pauvreté y reste importante. Le tout aggravé par le fait que lors de la création du parc en 1991, les Pygmées (Twa) qui habitaient la forêt furent expulsés de force. Un traumatisme qui reste encore présent.

La rencontre que nous allons faire, c’est celle de Tina, la créatrice de Change A Live Bwindi, une association qui vise à aider les habitants de Bwindi, et plus particulièrement les femmes, à se sortir de la pauvreté en rendant les femmes financièrement indépendantes et en donnant accès à l’éducation aux filles. Ce qui l’a inspiré est un événement tragique, dont elle ne peut parler sans avoir les larmes aux yeux. Une petite fille de 5 ans de la communauté avait été violée par un homme de 45 ans. Il était séropositif. Au lieu de trouver du soutien au sein de sa famille, la petite fut rejetée. Révoltée, Tina a donc décidé qu’il fallait changer les choses. Son association vise à donner une formation aux femmes et une éducation aux filles pour qu’elles puissent prendre leur destin en main.

L’association de Tina se trouve à Ruhija, à l’entrée du parc et c’est là qu’on peut trouver son échoppe et atelier : les produits de vannerie (paniers, pots) réalisés par les femmes de la communauté sur place sont les objets phares que l’on peut y trouver mais il y a aussi du miel, récolté par des braconniers repentis, des tissus, la culture du champignon… Les revenus servent au financement des projets des femmes (via les micro-emprunts mais aussi à des bourses d’études pour les filles). En plus de cela, Change a Life met également l’accent sur la conservation, bien conscient que la nature qui les entoure est source de richesse, notamment pour le tourisme.

Tina est tellement passionnée et passionnante, et nous sommes tous tellement émus, que nous allons improviser une vidéo, pas prévue au programme. Me voilà embarquée par Alex et Florian comme assistante vidéaste. Je plante mon appareil photo sur trépied pour l’interview de Tina pendant que Florian s’occupe de capter le son et qu’Alex mène l’entretien. C’est donc pour cela que vous ne trouverez pas de beaucoup de photos de Tina mais je vous recommande de lire l’article de Karine Welter sur FemininBio.

Afin de nous remercier de la visite, un groupe de femmes va nous faire une démonstration de danse et de chant traditionnels. Sur un rythme lancinant, les femmes vont virevolter et frapper le sol en sautant. Sous mes pieds, je sens le sol trembler de plus en plus fort. « Celle qui ne fait pas trembler la terre ne sait pas danser » ! Voilà qui est dit !

Si vous voulez aider Tina, rendez-vous sur le site de Change a Life Bwindi.

Une dernière nuit dans la « jungle »

C’est encore sous le coup de ces émotions successives que nous quittons le secteur de Ruhija pour celui de Buhoma, un peu plus loin sur le chemin de Kampala, pour passer notre dernière nuit loin de la ville, au Silverback Lodge.

Appartenant au même groupe que l’hôtel où nous avions séjourné à Murchinson Falls, ce très joli lodge est composé de petites maisons en pierre, joliment arrangées un peu à l’anglaise avec les petits jardinets devant chaque maisonnettes. Depuis le patio à l’entrée de lobby, la vue sur la vallée et la forêt est superbe ! Et avec un petit gin-tonic, c’est encore mieux ! Les chambres quant à elles sont douillettes et pourvues d’une immense salle de bain. Bref, l’endroit parfait pour se reposer avant d’entreprendre la longue route du retour vers Kampala.

Pour aller plus loin

Comment se rendre à Bwindi Impenetrable National Park

En voiture : Bwindi est accessible par la route soir depuis Kampala (7-8 de route goudronnée puis de gravier dans la montagne) ou depuis le secteur d’Ishasha de Queen Elizabeth National Park.

En bus : Il existe un service journaliser de bus depuis Kampala vers Butogota via Rukungiri et Kihiihi. Depuis Bugoto, il faudra soit organiser votre propre transport, soit prendre un matutu ou un boda-boda pour rejoindre Buhoma et l’entrée du parc.

En avion : Il existe aussi une possibilité de charteriser un avion depuis Entebbe.

Comment faire pour rencontrer les gorilles à Bwindi Impenetrable National Park ?

A moins que vous ne passiez par un prestataire de service (que ce soit avant le départ ou à votre hôtel- qui se charge de tout (ce que la grande majorité des visiteurs font), il faudra réserver bien à l’avance votre permis spécial pour les gorilles auprès de l’Uganda Wildlife Authority. Il en existe deux : le Gorilla Trekking, au prix de 600 USD (pas cher, comparé au Rwanda qui demande 1500 USD), qui est ce que nous avons fait. Pour les plus passionnés, il existe aussi un Gorilla Habituation Experience, qui est à 1500 USD. Plus d’information sur les tarifs sont ici : http://www.ugandawildlife.org/images/pdfs/UWA-Tariff-2018-2019.pdf

Ce voyage en Ouganda a été organisé en collaboration avec l’Uganda Tourism Board, l’Association of Uganda Tour Operators, l’Ambassade de France en Ouganda, l’Ambassade de Belgique en Ouganda et Brussels Airlines. Les opinions de l’auteure lui restent propres, malgré le nombre de Nile Beers ingurgitées.